‹ Derniers ossais de critique et d'histoireChapitre 9 sur 11 · Lettres du 1" octobre 1842 et du 9 juillet liSU · texte numérisé non relu

Lettres du 1" octobre 1842 et du 9 juillet liSU

quinve jours. Heureusement j*al un petit jardin, grand comme la main, dans lequel je me promène; sans cela, je me dessécherais ainsi qu'une momie.... Je n'entre plus dans un salon sans être assailli de reproches : Que devenez-vous? que faites-vous donc? on ne vous voit plus. — Et je ne puis faire croire aux gens du monde que ma vie se passe ainsi tout entière, de mon lit à mon bureau, de mon bureau à mon lit. »

Il n'avait pas trop de tout ce temps pour écrire comme il l'entendait. « Vous connaissez, disait-il*, ma manière de travailler, vous m'avez vu passer des jours entiers sur une page dont je n'étais pas content. Eh bien, je suis toujours le même, et, tandis que je m'évertue à chercher le mieux, le temps s'écoule, la nécessité presse, et il faut toujours que je finisse par publier des choses dont je ne suis pas satisfait.... Vous le dites bien : à quoi me sert-il de travailler comme un mercenaire pour joindre péniblement les deux bouts à la fin de l'année? En ce temps-ci on ne peut guère vivre de sa plume

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