PROSTATITES PAR EXCÈS DE CONGESTION
ligne les excitations sexuelles (coït, masturbation, pollutions accidentelles).
Les détails spéciaux qui précèdent me paraissent légitimer les considérations générales placées au début de ce chapitre. Ils sont indispensables à la connaissance complète dos causes de la prostatite; mais je ne terminerai pas sans insister une dernière fois sur le rôle étiologique de l’uréthrite. Tantôt, l’abcès prostatique lui succède à titre de complication spontanée ; tantôt, il se développe sous l’influence d’une provocation accidentelle. Ce sont alors des excès génésiques, des excès de boissons, des manœuvres de cathétérisme, qu’il faut généralement incriminer. Mais, qu’il y ait à compter ou non avec l’intervention d’une cause occasionnelle, l’existence antérieure d’un état inflammatoire ou subfnflammatoire de la muqueuse uréthrale reste la règle, ou à peu près, et, pour résumer l’étiologie des suppurations prostatiques, on pourrait dire, sans craindre de trop exagérer, qu’il n’y a pas de prostatite sans uréthrite préalable.
Tout ce que nous savons dos causes des abcès prostatiques proprement dits est applicable aux abcès dits périprostatiques. Pour les uns comme pour les autres, « la part la plus large dans l’étiologie revient aux rétrécissements de l’urèthre, à la blennorrhagie, aux calculs vésicaux ou prostatiques et. à l’emploi des divers moyens thérapeutiques usités dans le traitement dos affections du canal et de la vessie » (1). J’appellerai seulement l’attention sur un fait, à mon avis très important : c’est que la prostatite phlegmoneuse diffuse et les suppurations
(I ) Le Dentu, 2® vol. des Maladies des voies urinaires, de Voillemier. Paris, 1880.
ETIOLOGIE.
périprostatiques sont manifestement plus fréquentes que les suppurations intra -prostatiques proprement dites, toutes les fois que la formation du pus reconnaît pour cause une manœuvre opératoire ou toute autre circonstance capable d offenser directement la muqueuse uréthro-prostatique.