KYSTES A CONTENU PURULENT
tes en grand nombre et dos globules sanguins , les uns et les autres déformés par la putréfaction qui semblait avoir agi sur le mélange avant la mort.
Le sang était le résultat des hématuries. Quant aux leucocytes, ils avaient été exhalés par les parois delà poche, mais, à cause de la régularité de cette paroi et de sa communication avec le canal par plusieurs orifices, il y avait lieu de penser que la poche était un kyste à contenu muco-purulcnt plutôt qu’un abcès enkysté dans le lobe prostatique.
C’est à cette dernière interprétation que M. Le Dentu s’est avec raison définitivement arrêté.
Tous les éléments de ce chapitre sont empruntés au mémoire que j’ai déposé le 15 août 1879 à l’Assistance publique.
Depuis cette époque, M. Mauriac est arrivé à des conclusions semblables aux miennes en ce qui regarde l’oblitération glandulaire : « Tous les abcès péri-uréthraux, dit-il, quel que soit le point du canal sur lequel ils se développent, présentent la même pathogénie et peuvent passer par les différentes phases suivantes :
1° Inflammation catarrhale ou purulente, pouvant se propager du canal à toutes les glandes ou glandules, depuis les acini simples jusqu’aux glandes conglomérées de Méry et jusqu’à la prostate ;
2° Compression et oblitération du canal, distension de la glande par les produits sécrétés et propagation de l'inflammation à son stroma;
3° Extension en dehors du stroma et phlegmon périglandulaire, tantôt se dirigeant en dehors et finissant par constituer un abcès qui s’ouvre à l’extérieur par un orifice cutané; tantôt, au contraire, se faisant jour par l’urèthre, soit par simple distension du conduit excréteur, soit par ulcération de la partie voisine de la paroi uréthrale. »
C’est au moment de mettre sous presse que j’ai lu ce passage intéressant des leçons de M Mauriac dans la Gazette des hôpitauo: du mardi 17 février 1880. (Leçons recueillies et rédigées par M. Guiard, interne du service.)