‹ Des abcès chauds de la prostate et du phlegmon périprostatiqueChapitre 38 sur 74 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

sistait encore ving t jours après son apparition. A ce moment, le malade a quitté l’hôpital, et je l’ai perdu de vue.

L’atrophie de la prostate peut d’ailleurs atteindre un degré extrême, et, sur un sujet qui depuis trois mois rendait de l’urine par le rectum, Lallemand a pu constater que la prostate était réduite à deux mamelons inégaux du volume de deux gros pois.

Enfin, en dehors même de la prédisposition qu’elle peut créer à l’hypertrophie chez le vieillard et à la dégénérescence tuberculeuse chez les sujets lymphatiques, la prostatite suppurée, même dans ses formes les plus bénignes, peut, comme l’a fort bien dit M. Fournier (1), laisser subsister une sorte d’état subinflammatoire des parties profondes de l’urèthre avec sensibilité anomale de la région et divers autres symptômes qui rappellent, sous une forme mitigée, les phlegmasies chroniques de cet organe.

(1) A. Fournier, article Blennorrhagie, Dict. de médec. et de chir. pratiques. Paris, 1866, t. V, p. 203.

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