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rigoureuse; sur l’autre, il observait la même asepsie, mais à la fin il infectait la plaie avec le staphylococcus aureus, et obtenait de ce côté seulement une suppuration contenant ce microcoque.
Les contre-expériences de Hueter et surtout de Straus vinrent à l’appui de ces observations. Ce dernier auteur fit 46 expériences sur des lapins, des cobayes et des rats, en s’entourant de précautions antiseptiques minutieuses.
Il leur injecta dans le tissu cellulaire sous-cutané diverses substances telles que : essence de térébenthine, huile de croton, mercure; des corps solides, et parmi eux le phosphore, furent introduits de même sous la peau, et dans la grande majorité des cas il n'obtint pas trace de pus. Chaque fois qu’il y eut de la suppuration il rencontra dans le pus d'abondants microcoques.
Souvent avec l'essence de térébenthine il obtint un liquide louche renfermant des leucocytes plus ou moins nombreux ; ce liquide ne donnait par l’examen microscopique et par les cultures qu’un résultat négatif. Il en conclut que les substances irritantes sont phlogogènes et non pyogènes, que « pour qu'il y ait suppuration vraie, il faut lintervention d'organismes inférieurs », enfin que la suppuration observée dans certains cas était due à des fautes opératoires.
Recklinghausen et Ruijs confirmèrent ces résultats.
La Faculté de Berlin mit la question au concours et Klemperer, arrivé aux mêmes résultats que les auteurs précédents, remporta le prix.
Quoi qu'il en soit, les expériences et les observations