‹ Des Abcès Du Creux Ischio-RectalChapitre 8 sur 13 · CHAPITRE HI · texte numérisé non relu

CHAPITRE HI

SYMPTOMATOLOGIE

Il y a des symptômes locaux et des symptômes généraux. Les symptômes locaux sont physiques et fonctionnels. Dans la partie inférieure de la fesse le malade éprouve une sensation de tension, de pesanteur et de chaleur avec ou sans élancements. Au début, la douleur est peu marquée, elle est sourde, mais continue; elle devient petit à petit plus intense avec exacerbations et irradiations vers les organes génitaux externes et dans la cuisse.

Un des premiers symptômes, c'est la difficulté d’uriner (Gu-

moins chez l’homme), et même la rétention complète d'urine (Tillaux). La constipation ést de règle, pourtant elle manque, quand il y a ouverture dans le rectum ; il survient alors la diarrhée avec pus dans les matières. La défécation est extrêmement douloureuse.

- Un fait particulier à ce phlegmon est sa dureté; pendant longtemps, alors que la peau est déjà et fortement tendue, on ne sent qu'une masse résistante et diffuse. Le praticien doit être également prévenu que la fluctuation est très difficile à percevoir, alors que déjà il y a du pus collectionné ; et ce serait s'exposer à de graves mécomptes que d'attendre qu'elle devienne manifeste.

Pour se rendre compte du gonflement, il faut placer le ma- Jade dans la position de la taille, ce qui permet de comparer

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les deux côtés. On voit alors qu'il existe sur un des côtés de l’anus un gonflement avec rougeur ; ce gonflement, très douloureux à la pression, est rénitent ; cependant à ce moment il y à de l’œdème et le doigt laisse une empreinte.

Plus tard, les téguments se soulèvent davantage, deviennent lisses, bleuâtres, le pus est sous-cutané et bientôt il sortira à l'extérieur.

Ce pus, en raison du voisinage du tube digestif, est d'une extrême fétidité La présence de gaz dans le foyer explique en certains cas la sonorité et le bruit de clapotement à la percussion de la tuméfaction.

Le toucher rectal est difficile à pratiquer, mais, si l'index arrive à franchir le sphincter, l’on peut aisément, en palpant en même temps la surface tuméfiée, arriver à constater la fluctuation. Mais iln’est pas nécessaire que la fluctuation devienne manifeste pour que l’aflection soit caractérisée.

Nous sommes ici en présence d'un énorme phlezsmon qui va de l’anus à l’ischion, du coccyx à la racine des bourses, et qui s’accompagnera fatalement de phénomènes généraux intenses.

Il ya de la fièvre, la température s'élève jusqu'à 39°, 3995, et même 40°; le pouls est très fréquent, la langue sèche, fuligineuse même ; le malade est en proie à une soif vive, à une insomnie constante, il a du délire, il est agité ou bien plongé dans une stupeur marquée.

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