‹ Des abcès latents de la prostate au cours de l'hypertrophie prostatiqueChapitre 7 sur 24 · PE · texte numérisé non relu

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aidée du contrôle histologique à montré insuflisantes et nous avons assisté, dans ces dernières années, à un véritable travail de revision qui laisse la question de la pathogénie de lhypertrophie prostatique en suspens.

L'insuffisance des premières constatations anatomiques fit donner à l'artériosclérose le rôle principal dans la pathogénie et l'évolution du processus morbide. Cette théorie, fondée surtout sur des considérations cliniques, ne peut plus aujourd'hui être soutenue dans toute sa rigueur.

Les recherches de Casper, de Motz, Crechanowski, le travail récent de MM. Albarran et Hallé ont monré qu'au point de vue anatomique, l'hypertrophie prostatique, loin d'être une lésion univoque, est au conlraire essentiellement complexe.

Longtemps regardée comme un processus d'origine interstiliel, les travaux que nous venons de citer ont mis en lumière la part de l'élément glandulaire et il semble plutôt à l'heure actuelle que le point initial des lésions doive être recherché dans les altérations des glandes prostatiques en voie de transformation adénomateuse.

Que l'inflammalion primordiale des glandes puisse aboutir à l'hypertrophie du stroma, à la cirrhose hypertrophique de la glande, cela est en somme

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assez conforme aux transformations qui accompagnent les infections primilivement glandulaires. De plus en plus, le rôle de l'infection apparait nettement dans les processus anatomiques de cet ordre, N'est-ce pas l'infection primitive qui semble le point de départ des lésions du stroma hépalique ? et, suivant les cès, nous Voyons ces transformalions aboutir tantôt à l'adénome, tantôt à la cirrhose, tantôt à l'épithélioma. On pourrait poursuivre une comparaison semblable du côté de la prostate. Les recherches de MM. Al barran et Hallé semblent montrer le bien fondé de celte hypothèse. Le rôle de l'infection dans le développementdel'hypertrophie prostatique estassurément une question des plus intéressantes. Quoi qu'il en soil, 1] est certain que même en dehors de toute aclion pathogénique, la part que prend la prostalite dans les phénomènes cliniques de l'hypertrophie est encore bien négligée. |

Sous ses différentes formes la prostatile est d'une fréquence extrême chez le prostatique, que cette proslalile soil antérieure au mal, qu'elle soit en quelque sorte le résidu latent d'une infection ancienne de la glande, ou qu'elle soit secondaire à la maladie, il n'en esi pas moins Cerlain qu'un examen elinique altentif en décèle fréquemment l'existence.

Or cette prostatite influe de facon diverse Ja marche de la maladie.

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En premier lieu, elle augmente les troubles mécaaiques de la mietion. La preuve en est dans l’améloration que l'on observe parfois dans les symptômes dysuriques au début, par le massage et la désinfection de Ja glande.

Mais c'estsurtout dans la pathogénie des accidents infectueux que celte prostalite peut intervenir.

On sait combien fréquemment on voit apparaitre des accidents sepliques chez des malades n'ayant jamais été sondés, el même n'ayant jamais eu de blennorragie. Or, l'existence d'un foyer infectieux urétro-prostatique n'explique-t-elle pas suffisamment celte complication ?

[ y aurait lieu de faire sur ce point des recherches «ar, en somme, les différentes explications proposées ac répondent pas à lous les cas.

Si la prostatilte peut jouer un rôle dans le développement de la cyslite, pourquoi n’agirait-elle pas de même sur l’ensemble de l'appareil urinaire ?

Nous avons envisagé ici surtout les formes caltar-rhales où parenchymateuses simples de la prostatite. Dans ce qui suit, nous aurons surtout en vue les abcès chroniques auxquels aboutissent certaines formes de prostatite,

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