‹ Des Abcès Pelviens Tardifs après l'AppendicectomieChapitre 13 sur 26 · LEE · texte numérisé non relu

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tout le bassin et remontent parfois au-dessus de la vessie, permette un affaissement brusque du plafond de la poche purulente, constitué par les anses et de l’épiploon, et que cet effondrement, en disloquant les adhérences protectrices, permette la brusque inoculation du grand péritoine ».

L'ouverture à la peau est exceptionnelle. Nous verrons cependant que, dans trois de nos observations, l'évacuation se fit par l’ancienne plaie opératoire, que l’on vit s’œdématier et rougir, et qu’il suffit de le débrider avec une sonde cannelée pour permettre au pus de s’écouler.

Le plus souvent l’ouverture spontanée de ces abcès se fait dans les viscères avoisinants : rectum, vagin, vessie, intestin.

L'ouverture dans le rectum est la plus heureuse et aussi la plus fréquente.

Après une recrudescence des signes fonctionnels, le malade ressent brusquement une grande douleur rectale, avec impérieuse envie d’aller à la garde-robe, parfois à la suite d’une quinte de toux ou d’un effort. Il se produit alors une débâcle abondante de pus atrocement fétide, strié de sang. Les jours suivants, l'état général s’améliore, la température et le pouls baissent, du pus s’écoule par l’anus, mêlé de glaires et de sang. C’est la conséquence de la rectite provoquée par le contact permanent du liquide septique avec la muqueuse enflammée. L’infection évolue le plus souvent vers la guérison.

On est cependant parfois obligé d'intervenir pour agrandir la plaie rectale et améliorer le drainage. Rarement l’ouverture rectale est insidieuse : elle se caractérise alors seulement par une diminution lente

des signes fonctionnels et par la fétidité des selles que l’on trouve mélées de pus.

Chez la femme, l'ouverture des abcès enkystés du Douglas, se fera parfois dans le vagin. Cette éventualité est plus rare que la précédente, en raison de la plus grande épaisseur de la paroi vaginale et du fait que le point le plus déclive de l’abcès ne se trouve pas au niveau de cette paroi, mais bien à la face antérieure du rectum.

En ce cas, la guérison spontanée est moins fréquente. Si on ne complète pas le drainage, il peut y avoir une série de rechutes, un état septico-pyohémique, avec abcès métastatiques qui fatiguera beaucoup le malade déjà affaibli, et entraînera la cachexie et la mort dans le marasme.

Plus rare encore est l’ouverture dans la vessie. La guérison spontanée ne s’observe alors que dans le quart des cas, d’après CAILLET. Dans les autres cas, il se produit une fistulisation du trajet avec toutes ses complications infectieuses ascendantes, et calculeuses.

Cette complication se révèle par une douleur aiguë au niveau de la vessie, suivie d’une miction purulente, à odeur repoussante et accompagnée de gaz.

Exceptionnelle est l’ouverture dans une trompe, avec drainage par l’utérus et le vagin. On n’en relève que deux observations dans toute la littérature médicale (JALAGUIER et MorRisoN).

Je voudrais insister encore sur la co-existence de l’occlusion consécutive à l’appendicectomie et la présence d’un abcès pelvien. Ces phénomènes occlusifs peuvent être d’origine mécanique ou infectieuse.

Mécaniques, ils sont dus à la coudure des anses intestinales agglutinées autour de l’abcès pelvien, ou, (éventualité rare) à l’accollement des parois antérieures et postérieures du rectum, repoussées par un abcès très volumineux.

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Infectieux, ils sont dus à la paralysie intestinale, provoquée par la toxémie. Ils peuvent céder au traitement médical : glace, lavements hypertomiques, injections d’ésérine, ou de protigmine. Sinon il faut avoir recours à l’intervention. Dans une discussion à la Société de Chirurgie, le professeur GOSSET a prôné la fistulisation du coecum ou mieux d’une anse grèle. Le professeur OCKINCZIC au contraire, recommande une laparotomie et une entéro-anastomose, en abouchant une anse distendue dans une anse aplatie.

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