‹ Des Abcès Sous-Tricipitaux Consécutifs Aux Arthrites Purulentes Du GenouChapitre 16 sur 22 · ARTHROTOMIE ET DRAINAGE. — GUÉRISON · texte numérisé non relu

ARTHROTOMIE ET DRAINAGE. — GUÉRISON

Jeune homme de ?5 ans soigné à l’Hôtel-Dieu pour une arthrite purulente infectieuse du genou, de propagation difficile à établir. Abcès par congestion remontant jusqu’à l’aine en décollant les muscles.

Ouverture au bistouri en haut et en dehors de la cuisse, au bord antérieur du grand trochanter. On vide en partie la poche, puis on fait une autre contr'ouverture vers le tendon du grand adducteur, à la face interne de la cuisse, au-dessus du condyle du tubercule interne, point où le pus a tendance à se faire jour au dehors. Puis drainage soigneux.

Guérison.

/] E. Bœckel, cité par Jalaguier. (Thèse d'agrégation, 1886.)

AR

Amputalion. — Si les désordres dans le membre sont trop considérables, s’il y a menace de gangrène, si les nappes purulentes sont très vastes, menacent de diffuser et de déterminer une infection purulente, sile pus devient sanieux et fétide malgré les soins antiseptiques, si enfin la vie du malade est compromise par une suppuration interminable, il ne faut pas hésiter, après avoir employé les moyens que nous venons d’énumérer, à pratiquer comme ressource ultime l’amputation en dehors de la sphère de migrations nouvelles imminentes. Chassaignac conseille la méthode à lambeaux, spécialement dans les arthropathies ostéomyelitiques graves. Elle à l'avantage sur la méthode circulaire de s2 concilier très facilement et très rapidement avec un report immédiat de l’amputation si cela est nécessaire. Après la section des parties molles, on reconnait s’il existe des fusées purulentes dans leurs interstices ; rien n’est plus facile alors de voir et d’élimi. ner cette fâcheuse complication. L'observation VIT em-

es

pruntée à cet auteur en est un bel exemple.

Le professeur Ollier () conseille aussi l’amputation chez les sujets atteints de tumeur blanche suppurée avec abcès dans les tissus voisins de l'articulation, qui sont débilités par une longue suppuration et un séjour prolongé au lit, mais qui offrent encore quelques chances de succès. « Il « faut enlever les foyers servant à l'élaboration du poison « et étant le pointde départ de l'infection secondaire des « organes restés sains. On supprime le danger d’auto- « inoculation en soustrayant le malade aux causes d’affaiblissement résultant d'une suppuration chronique et à

(‘) Ollier. Bulletin de la Société anatomique, 1883.

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