‹ Des Abcès Sous-Tricipitaux Consécutifs Aux Arthrites Purulentes Du GenouChapitre 17 sur 22 · POS · texte numérisé non relu

POS

« l'intoxication septique dont les culs-de-sac articulaires « sont le point de départ. »

OBSERVATION XIV. (In Lannelongue (!). Résumée)

OSTÉDOMYELITE PRIMITIVE DE LA COLONNE VERTÉBRALE. — OSTÉOMYELITE CONSÉCUTIVES DU TIBIA ET DU PÉRONÉ DROIT. — ARTHRITE PURULENTE DU GENOU. — FUSÉE PURULENTE DANS LA CUISSE. — PYOHÉMIE ET MORT.

Jules Davier, 12 ans, entré à l'hôpital Sainte-Eugénie le 22 décembre 1877.

Enfant bien portant, sans trace de scrofule. Le 13 décembre tombe sur le côté de sa hauteur ; le lendemain boite et se plaint du côté. Il prend le lit : fièvre et réaction générale assez intense le 16.

A son entrée, il est cxaminé : après discussion motivée, on conclut à une affection aiguë d'un corps vertébral. Les phénomènes dans la région lombaire s'accentuent et le 6 janvier 1878, on ouvre un vaste abcès placé sous la masse sacro-lombaire gauche. En même temps il s'est produit une pneumonie d'origine pyohémique.

10 janvier. — Arthrite suppurée de l'épaule droite.

11 janvier. — Artbrite purulente du genou, avec épanchement abondant qui distend la synoviale.

42 janvier. — La synoviale est rompue : le liquide infiltre la cuisse dont le volume a augmenté.

20 janvier. — Arthrite tibio-tarsienne droite et abcès communiquant avec l'articulation.

Plus tard, abcès sous-cutané de la cuisse gauche, infiltration gazeuze du membre, et mort le 27 janvier.

(1) Lannelongue. Loc. cit.

SN rie

Autopsie. — Abcès métastatiques dans les poumons, les reins. Endocardite valvulaire.

L'articulation du genou droit est pleine de pus jaune-verdâtre . ce pus s'échappe en haut sous les parties molles de la cuisse et forme une collection importante.

La synoviale est recouverte d'une couche grisâtre, fongueuse : Jes os qui forment l'articulation n'ont rien.

Réflexions. — On voit, dans le cas que nous venons d'analyser, avec quelle rapidité la pyohémie aiguë, maligne, apparaissant insidieusement avec purulence dans les poumons, le cœur, les reins, s'est développée chez le sujet. Sans doute il faut faire la part la plus large à l'infection par l'ostéomyelite même, mais si l'on considère les vastes nappes purulentes consécutives à la rupture des synoviales fémoro-tibiales et tibio-tarsiennes, il faut bien reconnaître qu'elles ont contribué activement à la pyohémie.

Le chirurgien a-t-il hésité devant la multiplicité des manifestations ostéomyelitiques et pyohémiques ? C’est probable. Quoi qu'il en soit, au point de vue purement théorique, suivant les idées actuelles, le traitement idéal, en outre de la trépanation ou de la résection, eut été non-seulement l'ouverture simple des abcès (il n'est question que de ce mode de traitement dans l'observation de l'auteur) mais aussi et surtout le drainage de ces foyers, et même, si l'on ne considère que l’état du membre inférieur entaché de deux arthrites à fusées purulentes et d'infiltration gazeuse, l'amputation pure et simple de ce membre. |

= OBSERVATION XV. (In Lannelongue (!). Résumée)

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