‹ Des Abcès Tuberculeux PérinéphrétiquesChapitre 19 sur 48 · LE LE · texte numérisé non relu

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« un gros calcul dont le noyau central était'formé par un « petit séquestre. Oglé (1) rapporte une observation sem- « blable. Le malade n’avait jamais présenté durant sa vie « de signe d’une maladie de la colonne vertébrale et lors « de l’autopsie on avait découvert un gros abcès derrière « le rein gauche avec plusieurs perforations de la vessie, « et une carie de la deuxième vertèbre lombaire ; en outre, « on constata dans le rein droitun abcès. Nous avions donc « devant les yeux à notre avis une véritable néphrophthi- « sie avec manifestation de tuberculose vertébrale. »

Dans quelques cas l’abcès développé secondairement passe inaperçu, la lésion vertébrale étant suffisamment grave pour attirer sur elle toute l'attention.

OgservaTioN XI (Lannelongue) (2). ñ

Drouhin Eug..., 4 ans. Entrée à l'hôpital le 12 JAVIEr 1886.

Soignée déjà à l'hôpital pour tuberculose.

Gibbosité dorso-lombaire. Depuis quinze jours collection fluctuante à la cuisse gauche. Abcès prêt à s'ouvrir.

Quelques jours après l'entrée de l'enfant ouverture spontanée de l'abcès.

Grattage, drainage. Etat général mauvais.

Mort, 5 février,

Autopsie. — Pas de tuberculose pulmonaire. Gros noyaux caséeux dans les ganglions bronchiques.

Pas de granulations tuberculeuses péritonéales.

A4. Oglé in Fischer. Loco citalo.

- 2. Lannelongue. Tuberculose vertébrale, p. 370 et 380.

hESON Re

Gibbosité. La partie culminante correspond à la première vertèbre lombaire. Pas d’abcès postérieur.

Vaisseaux.— Aorte déviée, adhérente par sa face postérieure à. un tissu lardacé, qui sépare les vertèbres malades. L’artère iliaque interne et surtout l’iliaque externe sont recues dans une gouttière qui adhère à une poche d’abcès tuberculeux remplissant la fosse iliaque gauche. Cette adhérence se continue jusqu'au res de Fallope.

Ganglions lymphatiques échelonnés le long du détroit supérieur du bassin et remontant jusqu’au foyer du mal de Pott suivant le trajet des vaisseaux. Ramollissement dans leur intérieur.

Lésion vertébrale. — Ulcérations dans une certaine étendue du corps de la première vertèbre lombaire. L’ulcération se prolonge en avant sur la face antérieure de ce corps. Destruction du corps de la deuxième vertèbre lombaire qui a presque disparu. Ulcérations superficielles du corps de la troisième. Noyaux tuberculeux sur le corps de la onzième dorsale. :

De la lésion osseuse partent deux abcès tuberculeux, l’un à gauche, suit la gouttière lombaire s’insinuant dans l'épaisseur du psoas iliaque et remplissant toute la fosse iliaque. Il se continue dans la cuisse puis remonte vers la fesse en contournant le fémur, de sorte qu’en bas il suit un trajet ascendant. Ganglions lymphatiques nombreux.

De l’autre côté se trouve un autre abcès développé en arrière du rein, qui en constitue la paroi. Cette poche descend également avec le psoas dans la fosse iliaque.

Organes génito-urinaires. — Tumeurs tuberculeuses au niveau des trompes droite el gauche. L’ovaire droit est sain, le gauche est confondu avec la trompe. Dans son épaisseur on trouve des masses tuberculeuses. La plupart des ganglions pelviens, les ganglions lombaires et ceux placés le long de l’artère utéro-ovarien ne sont engorgés et renferment de pelits noyaux tuberculeux. Matière luberculeuse dans la cavité utérine.

PRET QT

Le mal de Pott lombaire, ainsi que le mal de Pott lom-

bo-sacré sont ceux évidemment qui occasionnent le plus souvent les Suppurations périrénales. Mais quelquefois le foyer d'infection se trouve beaucoup plus haut. - € Ce sont surtout, dit Lannelongue, les abcès latéraux « qui effectuent une longue migration. Généralement leur « trajet se fait suivant la gaine du psoas, tantôt en arrière « du cùté du squelette, tantôt sur le bord interne, tantôt « en avant sous le péritoine. »

Signalons encore comme origine de la tuberculose périnéphrétique les suppurations du psoas.

Dans quelques cas l’abcès périrénal dépend d’une tuberculose pleurale primitive ou consécutive à une tuberculose pulmonaire. (Il arrive souvent, dit Fischer, que des ex- « sudats de la plèvre traversent le diaphragme et s’enfon- «cent dans le tissu cellulaire périrénal. II y à beaucoup « d'observations de ce genre. Ainsi Leplat (1) en rapporte « cinq, Lancereaux et Desruelles un seul cas. Quant à moi « je ne l’ai vu se produire qu'une fois. Le pus se dissipe « rarement complètement de la cavité thoracique. »

Cette propagation de la suppuration thoracique au tissu cellulaire périnéphritique nous est expliquée par une disposition anatomique particulière de la région. Ce point a été bien mis en lumière par les recherches de Tuffier et Lejars (à).

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