‹ Des Abcès Tuberculeux PérinéphrétiquesChapitre 29 sur 48 · Thèse de Paris, 1870, p · texte numérisé non relu

Thèse de Paris, 1870, p

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: Gosselin pratiqua l'incision au point culminant, correspondant au triangle de J.-L. Petit.

I s'écoule environ un litre de pus Nemo tete sans odeur stercorale ni urineuse.

: Après l'ouverture de l’abcès, l'opérateur plongea le doigt à travers l'orifice de l’incision pour explorer la cavité et l’organe rénal. Rien de particulier, si ce n’est la profondeur de la poche.

. Disparition des symptômes généraux. Tout semble promettre la guérison, lorsque le troisième jour après l'opération le malade est pris de malaise et d’oppression ; le lendemain l’état s'aggrave : six jours après l'opération le malade meurt avec tous les symptômes de l’asphyxie.

Aulopsie. — Les poumons sont œdémaleux et farcis de tubercules. Rien au cœur ni au péricarde.

Abdomen.— Rien dans le péritoine ni du côté des intestins.

C’est dans la région du rein que se trouvent les altérations ; le côlon el le péritoine qui le recouvrent sont respectés grâce à une couche de pseudo-membranes déposées à leur surface.

Sur l'extrémité supérieurc du bord convexe du rein, on remarque une plaque arrondie, blanchâtre, de consistance caséeuse, de la dimension d’une pièce de 2 francs et empiétant sur l’une et l’autre face. Tout autour la capsule de Malpighi est adhérente au tissu sous-jacent. Rein tuberculeux et caséeux, calices et bassinet sains.

Toute la capsule adipeuse du rein a disparu. A sa place on trouve une cavité dont les parois sont tapissées par des lambeaux gangréneux et imbibés de pus. Cette cavité est bornée, en avant par le rein, en haut par le foie et le diaphragme, dont les fibres ont subi la dégénérescence graisseuse ; allérations des muscles de la paroi postérieure de l'abdomen. Le muscle carré lombaire est décollé en arrière par le pus qui a fusé jasqu'au niveau de la crète iliaque et s’est fait jour en traversant le triangle de J.-L. Petit pour se porter vers les parties superficielles. À ce niveau

se trouve l'orifice de l’incision qui a été faite pendant la vie. Pas d’altération appréciable des autres muscles. »

Cette observation fournit, dit Naudet, l'exemple d'un.

phlegmon périnéphrétique qui à commencé à se développer sous l’influence d’une cause locale, abcès phymatoïde du rein, mais qui n’a pris une marche réellement aiguë et violente qu'au moment où l'organisme ébranlé par le développement d’une pneumonie caséeuse a présenté une plus grande tendance à un travail imflammatoire (1). Notons cependant que certaines de ces affections peuvent

se développer sans douleur, et qu’il arrive qu’un malade

entre à l'hôpital pour une maladie tout autre. L’observa-

tion XV, p.56, montre qu’au début l’abcès n’a pas empêché le malade de travailler.

Ces cas ne sont pas rares, non plus dans les abcès symp-

tomatiques d’une lésion osseuse. Dans ce cas, c’est au bout de longs mois que l’on voit survenir la tumeur lombaire.

Ogservarion XVI (Follet) (2).

Abcès périnéphrétique d’origine osseuse.

« Le malade âgé de 24 ans a joui d’une bonne santé jusqu’à 19 ans ; à cet âge, des douleurs dans les membres inférieurs.

Cela cesse pendant un an. Appelé à faire son service militaire, il est repris des mêmes douleurs et lassitudes. Les médecins mili-

1. Maintenant peut-être dirait-on que l’abcès s'est inoculé secon-.

dairement par le pneumocoque (Tuffier).

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