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Maladies des reins. T. II, p

MENT 8 février. —- Ouverture de la tumeur avec le bistouri ; grande quantité de pus à odeur infecte.

Mort le 7 mars 1836.

Autopsie. — Pas de pus dans le péritoine ni de fausses mem-

branes ; la moitié gauche du côlon transverse et le côlon descen-.

dant étaient adhérents à la tumeur. PRE On aperçoit au niveau de la région rénale une ouverture à bords lisses à travers laquelle un stylet mousse pénètre dans une

poche purulente qu’on fait sourdre par la fistule. Sur le bord.

antérieur du psoas existe de la fluctuation et un foyer énorme occupe tout le corps des muscles psoas et iliaque. Ce foyer se prolonge, en bas jusqu'au petit trochanter, en haut jusqu'aux insertions supérieures du psoas.

Cet abcès a, en haut, deux embranchements, l’un qui passe derrière le rein, c'est le grand foyer, l'autre se prolonge en poche allongée et aplatie qui passe devant le rein; en sorte que le rein se trouve logé entre deux abcès (l’antérieur peu considérable s’ouvre dans le côlon), et qu’il communique lui-même avec ces abcès par des fistules. :

Le tissu cellulaire qui avoisine le côlon est ramolli.

L'uretère est doublé de volume. :.

Le rein droit augmenté de volume, est déformé et situé deux pouces plus bas qu’à l'ordinaire.

La membrane muqueuse de la vessie est parsemée de pointes rouges et noirâtres et imprégnée de matière tuberculeuse. »

Quelques faits rapportés par les auteurs nous montrent que les abcès peuvent encore s'ouvrir en haut, ducôté de la cavité thoracique après perforation du diaphragme et irruption soudaine après effraction dans le poumon d’où le

pus est évacué au dehors par les branches sous forme de

vomiques.

Osservarion XXII (Ducasse) (1).

Un homme, depuis longtemps, était atteint d'une douleur au côté gauche de la poitrine, qui avait fini par rendre la respiration difficile, les mouvements du thorax douloureux et par forcer le malade à rester au lit, tout à coup la douleur se fixe à Ja région lombaire derrière les côtes asternales. Il y a fièvre vive pendant 15 jours ; la présence de la fluctuation engage à y faire une ponction qui donne issue à deux livres de pus de bonne qualité, et lorsque deux jours après, on se préparait à reitérer la ponction, soudain, le malade, dans un accès de toux, expectore six livres de crachats mêlés de pus semblable à celui de l’abcès lombaire. Celui-ci est alors largement ouvert et guérit en un mois. »

D’autres fois, mais ces cas sont plus rares, l’abcès peut s'ouvrir dans le côlon ascendant, l’uretère correspondant, et même l’uretère du côté opposé.

OBSERYATION XXIV (Newmann) (2).

J'ai vu un cas intéressant d’abcès périnéphritique ouvert non seulement dans le côlon ascendant, mais encore dans l’uretère du côté opposé. +

Le rein gauche est entouré par un abcés; il en est lui-même converti en une série de cavités irrégulières, contenant du pus; le bassinet dilaté est très reconnaissable.

L'abcès communique également avec l’uretère droit ei le gauche par un prolongement passant sous la ligne médiane. Le rein

4. Citée par Rayer. Maladies des reins, t. II. 2: Surgical diseases of the kidney. London, 1888.

Thomas 10

en tes droit est augmenté de volume et contient de nombreux petits abcès. Le foie est les reins sont amyloïdes. Les testicules sont tuberculeux :; le malade était un homme de 30 ans malade depuis deux ans. L'abcès après s’être vidé une première fois par l’uretère avait du être incisé cinq mois après. »

Enfin l'inflammation tuberculeuse périnéphrétique peut encore se propager au psoas et au muscle iliaque.

Lancereaux (1) cite le cas d’après Rayer : « En arrière, « la matière tuberculeuse s'était fait voie par de nombreux « orifices au milieu des fibres musculaires, et ce travail « d'élimination et de ramollissement avait donné lieu à une « vaste collection purulente qui avait disloqué et atrophié «le muscle psoas iliaque.

Quelle est la durée de ces phthisies cellulaires périnéales ?

D’après le mode de début, la marche et la terminaison, il est très difficile de fixer même approximativement le temps que mettent ces suppurations à évoluer.

Insidieux est leur début, variable estleur durée. Quelques-uns mettent deux ans à se développer, d’autres en un mois arrivent à leur période ultime.

D’après nos observations, nous croyons pouvoir dire que deux ou trois mois est le terme moyen qu’il convient d’assigner comme durée à ces abcès.

Bien rarement, les abcès froids périnéphrétiques n’arrivent pas jusqu’à la suppuration; cependant ce serait être trop exclusif de dire que celle-ci est fatale ; car M. Tuf-

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