‹ Des Abcès Urineux à Siège Exceptionnel Non PérinéauxChapitre 7 sur 21 · LORS · texte numérisé non relu

LORS

mation en arrière du rétrécissement s’exaspérerait au point de frapper de gangrène la région rétrécie; 1l en résulterait une crevasse de l’urèthre et c’est ensuite seulement, lors de la miction, que l’urine ferait irruption dans les tissus.

Perrève va plus loin: la collection, à son dire, non seulement peut se former sans rupture de l’urèthre et sans mélange d’urine, mais, de plus, elle peut s’évacuer par perforation de la peau, sans présenter, à aucun moment, de communication secondaire avec l’urèthre.

La théorie de l’effraction de l’urèthre, ainsi battue en brèche, reposait d’ailleurs sur une autre donnée fausse : la toxicité de l’urine normale. Velpeau en parlait en ces termes : « L'urine est un des liquides les plus dangereux de l’économie, qui produit les ravages les plus affreux quand il est sorti de ses canaux. » De même Voillemier écrivait que « l’urine porte partout la ganorène avec REFUS

Mais, plus tard, on s’aperçut que cette urine était parfois inoffensive. Schramm, Lane, Tédenat citent des cas de déchirure large de la vessie et d'extravasation de l’urine dans le péritoine, suivies de résorption et avec absence complète de phénomènes inflammatoires. Si l’on songe à la susceptibilité toute particulière de cette séreuse, le fait était pour étonner. De même dans les déchirures traumatiques de l’urèthre, une certaine quantité d'urine doit évidemment gaoner les tissus périuréthraux grâce à la solution de continuité, et cependant les cas d’abcès ou d'infiltration à la suite de ces lésions sont heureusement l’infime minorité. Il était donc certain que l'urine se montrait parfois d’une innocuité absolue. A quoi attribuer

ces variations ?

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