‹ Des aberrations du sens génésiqueChapitre 7 sur 25 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

ÉTIOLOGIE

Ex niliil nihil fît: Cette maxime vérifiée chaque jour par l'étude des maladies mentales et des névroses, s'applique tout particulièrement aux aberrations du sens génésique.

Toute affection se rapporte à une cause qui, tout en pouvant tenir à une influence étrangère, trouve le plus souvent, malgré une opinion encore très répandue de nos jours, son origine dans l'économie vivante elle-même. L'effet pour se produire n'attend donc qu'une provocation, qu'une impression venue du dehors. Sans rejeter absolument la division un peu vague des causes, en causes subjectives et causes objectives, on ne devra cependant l'admettre qu'avec réserve. Pour nous, V organisme, le terrai?! si Ton veut (physique et moral) est tout, les causes déterminant l'explosion ne sont qu'accessoires. Et en effet : avant de tomber malade, cet organisme n'avait-il pas déjà son histoire propre ? Ne tenait-il pas par l'hérédité à

d'autres organismes antérieurs dont il avait reçu l'empreinte congénitale ? Ne s'élait-il pas développé dans de certains milieux, auxquels il s'était fatalement adapté ?

Chez l'homme ainsi prédisposé, la cause la plus futile, la plus insignifiante, du moins en apparence, suffira pour produire l'étincelle qui doit amener la catastrophe !

Il ne faudrait pas cependant inférer de ce qui précède la négation absolue des causes provocatrices, des causes déterminantes, des causes objectives, en un mot; loin de nous cette pensée : mais il faut les ramener à leur juste valeur. Elles existent : elles ont une action irrécusable, mais ce qui n'est un doute pour aucun, elles n agissent pas indistinctement sur tous les individus. Il leur faut un terrain spécial^ un terrain préparé. Or le terrain pouvant être préparé par des causes innombrables, variables pour ainsi dire avec chaque personne^ on conçoit l'impossibilité qu'il y aurait à vouloir les énumérer toutes. Dans les pages qui suivent, nous avons cherché à ramener les faits à leur plus simple expression en leur assignant un ordre méthodique. Nous avons tracé de grandes divisions renfermant chacune des subdivisions, qui permettront aisément de classer les causes étiologiques que nous n'avons pu citer.

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