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Porak (100), dans son mémoire, fait des réserves sur la castration.
Emmet (110) n’a que rarement rencontré des cas dans lesquels il leur a paru nécessaire, en conscience, de la pratiquer, et où les bénéfices à obtenir compensaient pleinement les risques de l’opération. À son sens, les cas justiciables de la castration sont limités et «il espère que les générations futures n'auront pas à subir la castration, car les médecins apprendront à mieux traiter les malades ».
Hart et Barbour (111) écrivent que la castration est encore en litige et les gynécologues n’ont pas encore résolu la question de savoir si les résultats de l'opération étaient à la hauteur des dangers qu’elle fait courir.
C'est un pis aller, d’après Goodell (112, 113, 114). Il ne connaît pas d'opération dont on ait plus abusé. La malade n'est-elle pas curable par d’autres moyens? C’est ce que l’on devra toujours se demander, avant de pratiquer une opération qui est dans l’enfance et qui, trop souvent faite, menace de tomber dans le discrédit le plus grand.
Burtin (193) pense que l’ablation des trompes et des ovaires est plus dangereuse que l’ovariotomie.
Pour Baer (147), l’extirpation des annexes ne suffit pas pour guérir les malades dans tous les cas et il fait des réserves formelles sur l’opportunité de l'opération dans un grand nombre de circonstances.
Croom (153) confesse qu'il n’opéra plus certains cas d’o0pho-salpingite à cause des mauvais résultats qu'il a eus.
L'histoire rapportée par Dawson (155) montre que la castration n’est pas un remède infaillible à tous les maux.
Spiegelberg (175) n'est pas enthousiaste de cette opération. Quand on veut faire disparaître des douleurs qu'on croit être localisées à l'ovaire, l’ablation de ces organes prouve que nous ne sommes pas capables de diagnostiquer le siège de la maladie. Les indications de la castration ne sont pas bien définies, dit Keen (179).