‹ Des Abus de la Castration Chez la FemmeChapitre 17 sur 37 · CAPTER PRET · texte numérisé non relu

CAPTER PRET

L'hystérie.

Bouchut écrivait non sans raison : « Le chirurgien ne connaît généralement pas plus la médecine que le médecin n’entend les choses de la chirurgie. »

Si les chirurgiens avaient eu plus de loisirs pour étudier la question de l’hystérie, ils ne se seraient pas livrés, comme ils l'ont fait, à une série de tentatives condamnées à l’avortement, parce qu'elles sont basées sur des idées théoriques fausses. Nous sommes menacés de faire un retour en arrière, si nous nous laissons aller au courant qui emporte quelques opérateurs.

Il faut lire le magnifique traité de Briquet pour se convaincre de la fausseté des assertions hippocratico-galéniques.

En étudiant cette monographie, on voit éclater l'inanité de l’opinion qui rapporte aux organes génitaux de la femme le siège et la cause de l’hystérie.

Depuis l’époque où il existe une véritable observation en médecine, c'est-à-dire depuis Sydenham, il y à eu, à part Hoffmann, presque unanimité d'opinion pour regarder l’hvstérie comme une maladie du système nerveux. Mais à partir d'Astruc (1761), il s'établit une sorte d’anarchie.

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