‹ Des Abus de la Castration Chez la FemmeChapitre 8 sur 37 · ED ES · texte numérisé non relu

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tous les moyens propres à guérir la femme aient été loyalement essayés et bien et dûment reconnus insuffisants. L'opération, dans certains cas surtout, ne doit être pratiquée qu’en dernier ressort et, après avoir exposé, en toute sincérité, la gravité de l'acte opératoire et les résultats qui en découlent. More Madden (98) déclare qu'il faut bien montrer à l'intéressée les conséquences de lacastration, et ne pas lui cacher que la stérilité en est le résultat certain. Cet auteur ajoute, en parlant de ces malades : Leur assentiment n’est valable qu’à la condition qu'elles apprécient exactement toute la portée de l'opération. Porak va plus loin (100) et affirme avec raison que le consentement des malades ne suffit pas pour justifier l'opération. « On se trouve quelquefois en face de malades qui sollicitent, réclament l'opération, et il ne suffit pas d’avoir obtenu le consentement des malades, même après leur avoir montré les risques qu’elles courent. On ne doit se laisser guider que par l'appréciation de la gravité du pronostic. » Certes, si l'on voulait, dit Polaillon (100) dans la discussion qui suivit la lecture du rapport de Porak, on pourrait er quelque sorte opérer par surprise. Le fait n’est que trop réel. Et nous pensons avec A. Guérin (100) que l’on doit considérer comme blâmable la conduite d’un chirurgien qui, après avoir enlevé les ovaires pour des accidents nerveux, croit se mettre à l'abri de toute revendication en exigeant de sa cliente une attestation, écrite avant de procéder à l'hystérectomie qu'elle réclamait avec instance.

Le consentement éclairé est donc absolument nécessaire, comme le reconnaissent Spencer Wells et tant d’autres chirurgiens. Pour Burton (166), il est utile d'exposer à la famille de la malade (mari, mère ou père) les résultats de l'opération et enfin de provoquer au moins une consultation d'hommes autorisés. Terrier (209) est de cet avis : le chirurgien devra s'adjoindre un médecin habitué à la recherche des signes d'hystérie. Le conseil d’un neuro-pathologiste est, en effet, indispensable dans ces cas. Il est déplorable, pour ne pas dire

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