‹ Des access incomplets d'epilepsie [electronic resource]Chapitre 17 sur 38 · PRELUDES OU CRAMPES ET ACCES · texte numérisé non relu

PRELUDES OU CRAMPES ET ACCES

Nous avons dit, en commencantce travail, que les epilepliques offraient, dans l'intervalle de leurs attaques, certains accidents plus legers, mais de meme nature que ceux-ci; ce sont ces manifestations que nous alions etudier dans les cas a debuts peripheriques.

Un seul des 50 epileptiques de cette categorie parait n'avoir jamais eprouve ces atteintes secondares; encore conservonsnous quelques doutes a cet egard, parce que ce cas, outre qu'il appartient a l'un des plus anciens de la serie, concerne une dame que nous n'avons vue qu'une fois et surlaquelle nous n'avons eu des lors que des renseignements indirects; a la seule visite qu'elle nous ait faite, nous n'avons pas pu la questionner suffisamment. Ces manifestations, si elles ne sont pas constantes, se rencontrent done generalement. Elles offrent chez la meme personne, et, surtout chez les differents

J6 DliliUTS PERIIMIEMQl!ES.

malades, dcs degres fort diver=, nous commencerons par I'exnmen des degres les plus legers.

Cliez lesepileptiques a debuts par la main, la crisc peutse borner au prelude le plus insignifiant.

II peut n'y avoir qu'une sensation de frolementsur l'index etla paume de la main.

Tout peut se borner a un simple engourdissement de deux doigts. L'engourdissement peut s'etendre a loute la main sans aller au dela; ou bien envahir ou alteindre simultanement l'avant-bras, le bras, et meme tout un c6te du corps, sansqu'il se manifeste de crampes ou de secousses.

Le plus souvent a l'engourdissement s'ajoute la crampe ou conlracture douloureuse ; mais elle peut se reslreindre aux muscles flechisseurs ou extenseurs de quelques doigts; elle peut gagner toute la main, s'etendre a l'avant-bras, au bras, etc., etc., se propager jusqu'aux muscles de la maclioire, de la face, aux rotaleurs de la tele, et cela avec l'integrite des sens et de 1'intelligence, et meme, quoique tresrarement, sans convulsions cloniques.

A la crampe peuventse joindre de legers soubresauts des tendons, des palpitations musculaires, sans mouvemenls convulsifs proprement dits. Mais, dans l'immense majorile des cas, pour peu que la convulsion tonique depasse la main et surtout l'avant-bras, les secousses succedent graduellement a la crampe, et l'altaque offre ses deux premiers stades ordinaires, mais avec des convulsions toniques et cloniques bor*nees a la moitie lalerale et superieure du corps (Obs. VI), ou a tout un cote ; et cela toujours avec l'integrite de la connaissance. Dans ces cas, le malade decrit et imite tres-bien tous les phenomenes de Faeces jusqu'aux secousses de la tele

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