PRELUDES OU CRAMPES ET ACCES
et d'un cote de la face. L'observation quatrieme, et d'autres que nous avons pu y joindre nous en ont offert des exemples inconteslables.
Enfin les convulsions toniques et cloniques peuventoccuper les deux cotes du corps, elre generates, en un mot, sans que les sens se perdent entierement, et sans que la connaissance soit perdue; nous avons ele longtemps peu dispose a admettre un pareil fait, rnais nous avons du nous rendre devant des preuves irrecusables (Obs. IVe).
Les csquisses que nous avons tracees des preludes avorles, et des acces incomplets debutant par une main, sont des images fideles de la nature, de la marche et de l'etendue variable des convulsions chez les epileptiques dont les altaques commencentpar les orteils ou le pied. Dans ce dernier cas, en effet, la convulsion peut s'arreter au genou, a la hanche, au flanc, etc., comme on pourra le voir dans l'observatiori cinquieme.
Le patient dont les attaques commencaient par le spasme des muscles de la region precordiale sentait ensuite son corps entraine ducole gauche; s'iletaiten marche, il deviait de ce cote ; s'il elait assis sur un fauteuil, il luttait en se relenant fortement de la main droite au bras correspondant de son siege ; s'il elait dans son lit, couche sur le cote droit, il se retournait involontairement a gauche. Bientot tout ce cote elait envahi par la convulsion tonique, le bras elait pris avant la jambe ; le cole correspondant de la face etait alteint ensuite. Quand l'altaque ne se completait pas, le malade conservait ses sens et loule son intelligence ; il parlait. Dans un degre plus intense de ces acces, dans lesquels Tintegr ile ties perceptions subsistait el oil tout le cote droit restail elranger
Herpin. — Acces. 2
18 DEBUTS PEIUPIIEKIQUES.
aux convulsions, il sejoignait au s;>asme tonique des muscles gaudies, un tremblement soitpartiel, soil plusou moins etendu et meme des convulsions cloniques.
Les attaques d'epilepsie a debut par le coil, la face, la machoire, la langue, peuvent avorter aussi aux diverses phases de leurs cours. Ainsi chez le sujet de la septieme observation dont les acces commencaient par la base de la langue a gauche, l'accident pouvait se borner a des petits mouvements presque imperceptibles dans ce point de la langue ; il s'y ajoutail parfois un tremblement convulsif du cote gauche de la face; cela ne duraitque quelques secondes. Dans un degre plus fort, la langue semblait tumefiee ; il y avait de vives secousses du cote gauche de la face ; les muscles du cou y participaient; la tete etait entrainee a gauche par saccades, le malade pouvait pousser des cris gutturaux, mais il ne pouvait pas parler; les convulsions ne s'etendaient pas au dela; il avait toute sa connaissance et percevait distinctement du gargouillement dans la gorge. 11 arrivait parfois qu'a ces symptomes il se joignait des convulsions toniques, puis cloniques du bras gauche; apres une a deux minutes, tres-rarement trois, l'acces se terminait par l'ecoulement d'une salive ecumeuse ou filante et un leger rale. Le patient pendant tout ce temps pouvait rester debout, et n'etait pas prive un seul instant de la conscience de son etal.
Le sujet de la huitieme observation sentait ses attaques debuler par les elevateurs de la machoire ; les divers degres d'acces qu'il eprouvait ressemblaient tout a fait a ceux que nous venons de decrire, mais il y en avait ou tout le cote gauche du corps etait envahi et oil tous les mouvements volontaires du cote oppose elaient libres. Je pourrais ecrire,