‹ Des access incomplets d'epilepsie [electronic resource]Chapitre 19 sur 38 · PRELUDES OU GRAM PES ET ACCES · texte numérisé non relu

PRELUDES OU GRAM PES ET ACCES

nous disait le malade, mais il etait sujet a des acces encore plus etendus quoique incomplets; dans ceux-ci, les convulsions toniques et cloniques etaient generates, et cependant le malade conservait toute sa connaissance. A plusieurs reprises le patient m'a raconte diverses circonstances qui s'etaient passees pendant son acces meme, et dont les assistants m'ont confirme la realite.

Ainsi les epileptiques dont les attaques debutent par une convulsion partielle des muscles volontaires oOTrent, dans leurs intervalles, des acces plus legers, qui peuvent presenter tous les degres intermediaires entre une attaque complete et un tres-court engourdissement5 dans la partie qui est le point de depart des convulsions.

Parmi ces degres, il en est un en particulier dans lequel les convulsions sont generates sans que la connaissance soit abolie.

La duree de ces acces varie, pour les plus legers, de quelques secondes a 2 ou 3 minutes ; elle est pour les plus forts de 3 a 5 minutes. Toutefois, de zneme que certains epileptiques presentent de loin en loin des etats d'attaques, c'esta-dire des convulsions continues qui durent une ou plusieurs heures, les malades appartenant a la categorie que nous etudions dans ce chapitre peuvent offrir des etats de preludes ou d'acces qui persistent pendant une demi-heure ou une heure. Mais ces cas sont d'une extreme rarete, car nous ne les avons rencontres que chez un seul de nos 50 epileptiques.

Des trois genres que nous avons admis, celui des debuts peripheriques est le plus propre a l'etude des acces incomplets ; aussi cette espece de manifestation a-t-elle ete signalee

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depuis longtemps, mais elle a toujon.s ele fort mal decrite et obscurcie par la theorie bizarre de Galien sur X Aura epileptica. Le premier , nous avons trace une description melhodique des attaques a debuts peripheriques, des acces incomplets et des preludes qui les accompagnent ; le premier, nous avons demontre par de nombreuses citations historiques que YAura epileptica des anciens n'elait que le phenomene mal observe de la crampe initiate envahissant succcssivement lout le systeme musculaire (1).

Nous lerminerons cette section par un fait general de la plus grande importance, c'est que la categorie d'epileptiques dont nous nous occupons ici n'oOfre jamais, ou presque jamais, d'autres accidents de petit mal que ceux que nous venons de decrire, et en particulier jamais ou presque jamais de vertige comitial; s'il existe quelques exceptions, elles doivent etre fort rares. "Void les seules qui nous laissent quelque doule sur ce point.

Dans Tun de ces faits il s'agissait d'etourdissements continuant sans interruption pendant un quart d'heure au moins, et quelquefois durant quelques heures; il n'y avait aucun trouble intellectuel ; la vue et l'ouie etaient nettes ; la malade parlait comme a l'ordinaire, mais, pendant qu'elle eprouvait cet etat vertigineux, elle n'osait pas marcher el surtout descendre les escaliers, dans lacrainte d'une chule; jamais, a la suite immediate de cet etat, il n'estsurvenu d'acces, tandis que la patienle etait sujette a des crampes de l'ccil gauche, qui etaient ou non suivies d'atlaques. Un epileptique, que nous traitions par correspondance, nous signala a une certaine epo-

(1) Ouvrage cite, p. 382-42S .

que des etourdissements qui luifaisaient perdre V usage de son corps; nous n'avons pu en tirer davantage. Dans l'hisloire d'un troisieme cas, nous trouvons la mention de vertige, mais sans aucun detail ; et, comme dans le cas precedent, nous pensons qu'il s'agissait du vertige commun ou simple etourdissement. Enfin dans le dernier de ces 4 cas (Obs. lVe), le patient, dont les altaques debutaient par une crampe de la main gauche, avait souvent des preludes et acces incomplets suivant la marche que nous avons decrite pour ces cas. Mais deux fois seulement, la convulsion de la mainaete precedee pendant une minute ou deux d'un vertige (trouble de la vue, crainte de tomber, legeres nausees avec integrite de l'ouie et de rinlelligence). Dans Tune de ces deux circonstances, la convulsion qui a suivi s'est arretee a la main ; dans l'aulre, l'altaque a ele incomplete. Ici done, en admetlant un veritable vertige comitial, ce qui est encore douteux pour nous, il accompagne la crampe, qu'elle soit un prelude isole ou le commencement d'une attaque. Le vertige n'etait done, dans ces cas, comme toujours, qu'un symptome de debut.

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