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bassinets et dans la vessie. Il ne nous a pas semblé, en comparant les anciens clichés et ceux qui ont été refaits tout récemment, que la lithiase rénale ait beaucoup évolué depuis dix ans.
Il nous paraît intéressant de noter que les crises de coliques néphrétiques de cette malade ont été méconnues deux fois et ont conduit dans ces deux circonstances à la laparotomie.
Il faut remarquer le chiffre normal faible de la phosphatase plasmatique. Enfin l’analyse chimique du calcul a montré qu’il était formé de carbonates de chaux pour la plus grande part. Il faut retenir d’abord la présence de l’ion calcium, et rappeler ensuite que la précipitation des carbonates se fait en milieu fortement alcalin et que la lithiase carbonique accompagne le plus souvent la lithiase phosphatique. La précipitation des carbonates n’est pas le fait intéressant en soi. Il est fort possible que la lithiase re soit devenue que secondairement alcaline à la faveur de l'infection urinaire et que la lithiase initiale ait été une lithiase urique comme cela peut se voir au cours des ostéo-arthrites tuberculeuses, et conditionnée par l’état d’acidose qui paraît avoir prédominé autrefois chez cette malade ; il est juste toutefois de remarquer que l’abaissement de la réserve alcaline n'était tout de même pas très important. Seul, l'examen d’une coupe de calcul total, selon la technique de Pillet, permettrait de préciser avec une parfaite exactitude les caractères structuraux de cette lithiase, probablement mixte.
Mais, du point de vue qui nous occupe, le fait fondamental c’est que cette lithiase soit une lithiase calcaire.
Nous rapprochons volontiers de cette observation les deux cas rapportés par Taterka et Dinkin dans un article du Deutsche Med. Woch., en 1927 :
Obs. n° 2. — Il s'agissait d’une certaine Frida M... bonne à tout faire, âgée de 37 ans. Elle présentait tous les stigmates cliniques et radiologiques du « rachitisme ».
La maladie remontait à l’enfance ; la malade n'avait commencé à marcher qu’à l’âge de 6 ans.
En 1919, apparurent des crises de coliques néphrétiques typiques qui devaient par la suite se répéter fréquemment. En 1921, une crise de colique hépatique.
En janvier 1927, une crise douloureuse particulièrement violente se termine par l’expulsion d’un calcul urinaire. Ce calcul est formé de phosphates de chaux, exclusivement. Dans l'urine, quelques globules rouges et quelques leucocytes.
Les plaques radiographiques montrent de larges concrétions qui remplissent les deux bassinets ; par ailleurs, de nombreuses petites ombres occupent presque tout le parenchyme des deux reins, surtout du côté droit. La valeur fonctionnelle des reins est très diminuée.
Obs. n° 3. — Ce cas est étiqueté : ostéopsathyrose.
Un rentier de 41 ans, Bernard V.…, a marché à l’âge de 2 ans. Pendant l’enfance, il aurait subi six fractures osseuses, pour des causes minimes, fractures d’ailleurs qui auraient guéri rapidement. La dernière fracture eut lieu alors que le malade était âgé de 11 ans. C’est de
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