‹ Des Accidents de Lithiase Rénale Au Cours des Décalcifications OsseusesChapitre 36 sur 46 · FAITS EXPÉRIMENTAUX · texte numérisé non relu

FAITS EXPÉRIMENTAUX

Le fait biologique urinaire le plus important, dans les lithiases de décalcification, semble être, au fond, lhypercalciurie. On a pu d’ailleurs, provoquant l’hypercalciurie sous certaines conditions locales de stase urinaire ou de nécrose ischémique, réaliser des lithiases expérimentales.

Mandi et Uebelhôr ont réussi à réaliser expérimentalement, en 1933, des calculs du bassinet, chez des cobayes à qui ils injectaient de la parathormone.

Les auteurs expérimentèrent sur des cobayes mûà- Jles qui, pendant toute la durée de l’expérience, reçurent une nourritwe invariable et dont on avait eu soin de vérifier auparavant, par des clichés radiologiques, l’intégrité squelettique et la vacuité des bassinets.

Chaque animal reçut pendant quatre semaines, dix unités de parathormone, en injection sous-cutanée.

L'état général en souffrit : l’animal maigrissait, le poil devint raide mais l'appétit ne fut pas diminué.

Deux des dix cobayes succombèrent au début de

la troisième semaine.

Par ailleurs, Mandl et Uebelhôr provoquèrent chez les animaux en‘expérience de la stase urinaire, par l'application d’une pince élastique sur le pénis, pendant sept à douze heures, chaque jour.

Après quatre semaines, les animaux furent radiographiés, puis tués et autopsiés.

Les images radiographiques du squelette montraient, au niveau des os longs, d’incontestables altérations commençantes.

Au niveau des lombes, on ne remarquait pas d’ombres calculeuses.

A l’autopsie, les divers appareils ne manifestaient pas de désordre notable, hors une hypertrophie graisseuse du foie.

L'appareil urinaire était par contre fort altéré : chez tous les animaux, la vessie était légèrement dilatée ; chez un seul, les uretères avaient un calibre doublé. Chez trois animaux, « le bassinet contenait, d’un côté, une concrétion blanchâtre, dure, qui, à l’examen microscopique, se révéla de structure cristalline ».

L'examen histologique des reins montrait, chez tous les animaux, au niveau des pyramides, des cylindres calcaires, qui moulaient de nombreux canalicules ; alentour, l’épithélium était, par endroits, atrophié. De plus, en certains points, l’épithélium des anses de Henle montrait des images de dégénérescence graisseuse.

Les autres appareils furent aussi examinés histo-

logiquement. On n’y voyait pas de modifications tissulaires pathologiques.

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