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xvins et la première moitié du xix° siècle ce travail d'analyse chimique. Et, l’on reconnaît et l’on classe les calculs oxaliques, phosphatiques, ceux de carbonate de chaux, ceux même infiniment plus rares, de xanthine, de cystine, d’uréostéalithe.
Il est bientôt remarqué que les substances rencontrées dans les concrétions urinaires, aussi nombreuses et variées qu'elles puissent être, existent normalement dans l’urine, bien que souvent, d’ailleurs, en très faible quantité.
Et l’idée se fait jour de rechercher d’une part la cause d'ordre général, qui permet l'élimination massive de certains composants habituellement peu nombreux de l'urine et, d'autre part, la cause locale qui provoque la précipitation et l’agglomération de ces composants urinaires en calculs.
L'analyse micro-chimique des calculs, l'analyse histologique et bactériologique s’efforcent à répondre dans ce sens, cependant que le point de vue pathogénique s'élève, dépasse le rein et considère désormais le métabolisme général de l’individu.
Le calcul du rein n’est plus une maladie locale, une maladie d’organe. C’est bien, selon le mot de Guyon, une maladie d’organisme, l'expression d’une diathèse. ;
Cependant, on admet communément une double pathogénie de la lithiase phosphatique.
D'une part, une lithiase phosphatique secondaire, déterminée par la précipitation au niveau de l’arbre urinaire des phosphates d’une urine infectée, et
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du fait alcaline ; d’autre part une lithiase phosphatique primitive, lithiase dystrophique aälcaline, diathèse phosphatique, phosphyostase de Bouchardat.
Cette dualité pathogénique est exprimée par Prout dans son traité de la Gravelle de 1822, elle est reprise par Mialhe, affirmée par Bence Jones, Le Roy d’Etiolles, Debout d’Estrées, qui apportent d’incontestables observations de lithiase phosphatique primitive, par Bouchard enfin.
Peut-être, serait-il permis de se demander si cette opposition doit être maintenue dans toute sa rigueur et si, en particulier, un certain nombre de lithiases phosphatiques secondaires, d’urines infectées, ne seraient pas, sinon déterminées, du moins, favorisées dans leur production, par un facteur général d’organisme libérant un abondant matériel phospho-calcique.
Mais la notion importante, la notion féconde et qu’on doit retenir, c’est que la lithiase phosphatique, elle aussi, peut avoir sa cause première ‘dans un trouble métabolique, dans une perturbation humorale.
Ces faits prennent toute leur valeur, quand on les considère du point de vue nouveau des accidents lithiasiques au cours des décalcifications osseuses.
On a rapporté, ces dernières années, en Amérique, en Angleterre, en Allemagne, en France, des faits épars de calculs du rein au cours de la maladie osseuse de Recklinghausen, dans le syndrome d'hyperparathyroïdisme, à la suite des fractures