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De ces quelques faits, quelques-uns sont d'unè "importance un peu douteuse. Ce sont ceux où l'accident s'est produit longtemps après la grossesse. Il n'en est pas de même de ceux où l'accident se produit aux mois critiques pour la mère où le cœur prend son principal développement. Là, le rapport decauseà effet se trouve nettement indiqué parla coïncidence et la facilité avec laquelle la relation peut s'établir.
Il n'est pas douteux que dans quelques cas les conséquences ne puissent être plus graves, Les faits que nous avons rapportés ici paraissent tenir à l'embolie. Dans d'autres, sans doute, ces embolies ont pu revêtir la forme apoplectique, et le malade a dû succomber. Il est également probable que, du côté de l'encéphale, on a dû avoir des congestions et des hémorrhagies. De ce côté, les preuves nous manquent, c'est pourquoi nous nous contentons de les signaler ici, pour ne plus avoir à en parler lorsque nous aurons à étudier plus spécialement des questions voisines.
Ces embolies n'ont pas seulement été remarquées du côte du cerveau. Elles ont été trouvées dans les artères, et dans la thèse inaugurale de M. Decornière, nous en trouvons une remarquable "observation, extraite des mémoires de Simpson.
Observation VII.
Il s'agit d'une femme, atteinte d'endocardite rluimatismale, chez qui la grossesse aurait amené une aggravation des symptômes morbides. Deux semaines après, un accouchement de liuit mois terminé par le forceps, elle eut quelques symptômes d'irritation, à la suite desquels, un matin, on trouve le pouls insensible au bras droit au-dessous du coude, tandis qu'il était distinct et fort audessus. Le membre était froid, rigide, engourdi.
Au bout de quelques jours, la pulsation revint graduellement, mais la circulation dans les deux jambes, parut être affectée d'une façon semblable. Enfin, on eut des phénomènes de phléhi:e erratique, et la malade mourut dans une attaque de phlegmatia dans le bras gauche et dans le côté gauche de la face.
A l'autopsie, la veine innominée du côté gauche et les troncs ade-
rents furent trouvés obstrués par de la lymphe coagulable. L'artère humérale au pli du bras était fermée par un caillot. Mais la face interne du vaisseau n'avait nulle apparence de lacération.
Les valvules du cœur gauche étaient couvertes de petites végétations variqueuses très-abondantes. Les membres inférieurs ne furent pas examinés.
Là encore la genèse parait simple. Endocardite persistante, aggravation des accidents et détachement de quelques fragments végétants.
Si nous consultons le travail de Simpson, nous voyons que dans d'autres cas, la physionomie des accidents a différé totalement au point de vue de l'effet produit. La même cause a pu, dans diverses circonstances, déterminer des gangrènes considérables, se terminant souvent par la mort de la malade. En général, ces obstructions artérielles s'accompagnèrent de coagulations veineuses. Quelques-unes des autopsies qui y sont jointes sont très-instructives. Telle est dans l'observation III, l'examen duB^ Macfarlane, où on trouva l'orifice aortique recouvert de nombreuses végétations de petit volume. Dans l'artère brachiale et à la fémorale, on trouvait des caillots contenant un petit corps dur, les caillots fermaient complètement la lumière du vaisseau, et le corps était, comme aspect et structure, identique aux végétations aortiques.
La soudaineté de l'apparition des symptômes, l'absence, dans plusieurs de ces cas de tout symptôme, d'artérite locale sont d'autres preuves de leur mode de formation.
Dans cette première classe d'obstructions, les lésions d'artérite, quand elles existent, sont le résultat de l'irritation amenée sur les parois vasculaires par l'action de présence de l'embolus.
Dans une seconde classe d'obstructions qui serait peut-être mieux placée au chapitre suivant, mais que nous ne ferons que signaler, l'inflammation artérielle est primitive, et peut se terminer comme la forme précédente par des gangrènes
d'extrême gravité, à cause de l'obstruction qui vient de suite en compliquer le cours.
Tel est le cas rapporté par le même auteur, à l'observation VIII, où, sans altération cardiaque, on vit se développer chez une femme, quinze jours après son accouchement, une gangrène des deux membres inférieurs, gangrène expliquée à l'autopsie par un caillot fibrineux, commençant au-dessus delà bifurcation de l'aorte, la fermant complètement, occupant les iliaques primitives et le commencement des iliaques internes et externes.
Dans l'aorte, la masse était très-fortement adhérente aux parois épaissies, et, au point le plus enflammé, le calibre du vaisseau était rétréci. Les autres artères étaient saines.
Ces faits ne se rattachant qu'indirectement au sujet qui nous occupe, nous n'insisterons pas sur eux.