‹ Des accidents toxiques post-anesthésiquesChapitre 12 sur 28 · Gerster. Médical record · texte numérisé non relu

Gerster. Médical record

Der

sique beaucoup moins dangereux dans le mal de Bright et les états morbides des reins que l’éther.

Wünderlich le premier, Eisendrath après lui, s’efforcent d'établir un parallèle clinique entre l’action sur le rein, du chloroforme et de l’éther. Ils arrivent à des conclusions comparables :

1° Une albuminurie existante est souvent aggravée à la suite de léthérisation; |

2° La cylindrurie apparaît plus raremenht après éther qu'après chloroforme (chloroforme 34 /,, éther 24 */,) ;

3° Une cylindrurie déjà existante est augmentée également par l’éther et par le chloroforme.

Quant à l’albuminurie les deux auteurs sont en désaccord. Wünderlich prétend que l’éther la provoque dans 7 °/, des cas, le chloroforme dans 12 °/.. Eisendrath au contraire trouve l’albuminurie plus fréquente après l’éther qu'après le chloroforme.

Babaci et Bebi avait d'ailleurs, deux ans avant, noté des résultats analogues. Après éthérisation en effet ils avaient noté l’albumine 27 fois sur 100 et 18 fois seulement après chloroformisation.

Quant à l’hypérazoturie, ce que nous avons dit pour le chloroforme peut être entièrement rapporté à l’éther.

Des travaux de Thomson, de Brixton et Levy, de Galeazzi et Grillo portent spécialement sur la perméabilité rénale à la suite de l’éthérisation et tendent à montrer que cette perméabilité est sensiblement diminuée, l’observation clinique enregistre d’ailleurs une sécrétion urinaire presque abolie le premier jour qui suit l’éthé-

risation.

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