‹ Des accidents toxiques post-anesthésiquesChapitre 23 sur 28 · TA TE · texte numérisé non relu

TA TE

M. le professeur Reclus, jamais on a eu à relever le moindre accident. Grâce à la novocaïne, les limites primitives de l’anesthésie locale on pu être reculées ; les opérations les plus longues et les plus délicates sont maintenant entreprises avec succès, sous le couvert de cette anesthésie. fe |

L’anesthésie locale a fait un grand nombre d’adeptes tant en France qu'à l’Étranger. Aucun accident toxique dû à la méthode n’a été relaté. Bien au contraire, les auteurs qui l’emploient s’accordent à en proclamer l’excellence, Rappelons les conclusions de M. Schiassi au récent congrès italien de chirurgie : « L’anesthésie locale est toujours indiquée, à l’exception des cas dans lesquels les exigences spéciales de technique opératoire ou certaines conditions du malade imposent au chirurgien de recourir à la narcose, laquelle ne constitue pas

en chirurgie un aide d’élection, mais de nécessité (1). »

.1. M. Marangoni a fait, depuis juin 1911, à l'hôpital civil de Padoue, environ 200 opérations à l’anesthésie locale (méthode du professeur Reclus). Ces opérations portaient sur les cas suivants: 80 cures radicales de hernies inguinales, 19 hernies doubles, 9 hernies étranglées, 15 orchidectomies, 2 laparotomies, 2 néphrectomies, 9 varicocèles,7 ablations de varices, etc... A cette statistique on peut ajouter 80 cas de la pratique de Ménéghetti, dont 34 cures radicales de hernie. Il n’y a jamais eu d’accident, ni pendant ni après l'acte opératoire. Jamais l'opération n’a nécessité l'emploi de plus de 50 centimètres cubes de solution.

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