STILES ET MACDONALD
Petite fille de Z ans 1/2 bien portante, opérée le 1° août 1900 pour une hernie inguinale gauche réductible.
L'opération consista en ligature du sac et fermeture du canal au catgut. Pas de drainage. Pansement au collodion.
L’anesthèsie dura vingt minutes.
Premier jour. — Le soir de l’opération le pouls est fréquent et la température de 101° Farenheit.
L'enfant vomit toute la nuit et ne dormit pas.
Deuxième jour. — Léger ictère, Les vomissements continuent, L'enfant paraît affaissée. Le pouls est à 110, très régulier : température 100° Farenheit. Langue humide, propre.
Troisième jour. — Vomissements continuels. Ictère très marqué. Grande quantité d’albumine dans l'urine.
Le soir, pouls à 140, température à 103. *
nf 2
Peu d’urines. Rien par l'intestin,
Quatrième jour. — État très grave, pouls 150, délire. Pas d’urines, Coma. Température 104°8. Mort à 6 h. 1/2. |
Autopsie. — Plaie et périloine sains. — Foie jaune, Très graë, Microscopiquement les cellules sont remplies de gouttelettes de graisse. Dislocation trabéculaire. Dans les reins on de trouve pas de graisse. Mais par contre les cellules des tubuli
contorti ont un aspect vitreux, l’épithélium est nécrosé par en-
droits.
Observation XI
Srizes ET MacponaL».
Jane R..., 8 ans, en bonne santé et d’aspect florissant fut opé= rée pour un genu valgum à l'Hôpital royal des Enfants malades le 21 octobre 1902.
Le genu valgum était dû à une croissance exagérée du condyle interne dont une portion fut sectionnée. Aucune difficulté opératoire. Durée de l’anesthésie : vingt-deux minutes.
Premier Jour. — Après quelques petits vomissements l’état apparaît excellent. Le soir les vomissements reprennent et sont cette fois marc de café. Agitation extrême. Le pouls s’affaiblit et s'accélère.
Deuxième jour. — Les vomissements cessent le matin, l’état devient meilleur, le pouls est toujours petit et rapide.
A 1 heure de l’après-midi, la garde fit le lit de l’enfant, lui donna à boire et nota que la petite malade paraissait affaiblie et cyanosée. Le pouls devint imperceptible, Le coma apparut rapidement, et la mort survint à 2 heures, soit vingt-six heures
après l'opération.
RQ A
Autopsie, — Plaie saine, pas trace d'infection septique. — Le péricarde, les plèvres, le thymus, le cœur, les poumons, le péritoine, l’estomac, l'intestin, les ganglions mésentériques sont normaux.
Le foie est nettement augmenté de volume. Il est Jaune serin* A la section on constate une infiltration graisseuse uniforme plus accentuée cependant à la périphérie des lobules.
Capsules surrénales, vessie, normales.
Les deux reins sont un peu augmentés de volume et assez mous. Ils se décortiquent facilement, la surface rénale est lisse et pâle. A la coupe, le cortex est très pâle, les pyramides sont très rouges et saillantes.
Rate normale. Cerveau normal.
. Examen histologique. — Les coupes de tissus aux environs de la plaie ne montrèrent pas traces d’infection locale. Aucun bacille.
Le cœur, les poumons furent trouvés normaux.
Fore.— Les cellules hépatiques ne peuvent être mises en évidence, à cause d’un processus vacuolaire intense, spécialement à la périphérie des lobules ; les vacuoles représentant les espaces d’où la graisse a été dissoute. Immédiatement autour de la veine centrale, les cellules étaient complètement désorganisées.
Reins. — Les coupes montrèrent une intense dégénérescence graisseuse, les tubuli, les anses de Heule, les tubes collecteurs y participant également. La graisse, en gouttes fines, se rencontrait surtout entre la base de la cellule et le noyau, qui était bien coloré.
Les glomérules étaient normaux.
Les coupes des capsules surrénales, du pancréas, du cerveau
ne montrèrent rien d’anormal.
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Observation XII
Prerre Masson. — T'ribune médicale.
Homme de 49 ans. Anesthésie, 8 grammes de chloroforme.
A partir d'octobre 1908 le malade présente des symptômes, (anorexie, amaigrissement, troubles dyspeptiques, teint Jaune, constipation, abdomen tendu et douloureux dans la région de l'épigastre et de l’'hypocondre droit, contracture de la paroi) qui en s’accentuant déterminent le chirurgien à pratiquer une laparotomie exploratrice.
L'opération a lieu le 6 mars 1909. /
Après incision médiane et sus-ombilicale uu liquide jaune citrin s'écoule. La paroi antérieure de l'estomac est induréé dans sa totalité et on aperçoit un noyau à la face supérieure du foie, On referme.
Le malade s affaiblit peu à peu et s'éteint sans ictère le 8 mars, soit quarante-huit heures après l'intervention.
Autopsie. — Rien au cœur, rien aux poumons,
L’estomac préssnte, implantée sur la paroi postérieure de la région pylorique, une énorme tumeur végétante dont les bords se continuent en haut et en bas par un épaississement néoplasique diffus qui envahit la paroi antérieure.
Le foie n’est pas déformé, il est d’une teinte beige et on aperçoit à la surface quelques noyaux hlanchäâtres évidemment cancéreux.
A la coupe ce foie présente quelques noyaux métastatiques disséminés, les plus gros atteignent 3 centimètres de diamètre.
Le tissu hépatique a cette teinte beige, déjà constatée à la sim-
POLE ple inspection. On remarque un piqueté rouge centrolobulaire, plus ou moins net, suivant les régions.
ri microscope, le foie paraît bourré de métastases, les espaces fortes libres de tubes néoplasiques sont en minorité. En tout cas, envahis ou non par le cancer, ils sont un peu plus épais que normalement et sont tous infiltrés par de nombreuses cellules rondes.
Les lobules sont touchés à divers degrés et plus ou moins dégénérés. Dans la région périphérique du lobule on trouve des travées hépatiques nettement basophiles, dont le protopläsme se charge peu à peu de graisse au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’espace forte. Ça et là on voit quelques cellules à noyau un peu volumineux ou double,
Une région intermédiaire comprend des travées hépatiques nettes formées par des cellules bourrées de gouttelettes graisseuses avec réaction partiellement acidophile du protoplasme.
La région sus-hépatique du lobule est, soit hémorragique, soit fortement congestionnée. Suivant l'état des vaisseaux, les tra- : vées hépatiques sont disloudées ou simplement amincies. Les cellules sont ratatinées, réfringentes, acidophiles, et leur noyau |
a, le plus souvent, totalement disparu.