‹ Des acquisitions récentes sur la biologie des ascarisChapitre 17 sur 38 · SEPT TEA · texte numérisé non relu

SEPT TEA

soit à une inhibition du cœur, se traduisant par un ralentissement progressif (si dose plus forte).

Dans ce cas, aux troubles cardiaques, se surajoute une parésie des membres postérieurs.

2° Expérience sur le cobaye (injection sous-cutanée).

L’injection sous-cutanée d’une petite dose de la solution toxique (& cent. cube pour un cobaye de 420 grammes) ne donne pas de troubles bien apparents, mais répétée pendant plusieurs jours, elle provoque une altération de l’état général (amaigrissement rapide) et des troubles de la formule sanguine (les gloubules rouges passent du taux de 4.500.000 à 3.900.000 et des globules blancs de 11.000 à 14.000).

Brinda fait ensuite des expériences comparatives avec des extraits d'ascaris différents et a constaté que la toxicité variait suivant les Ascaris mais que l’action toxique s’exerçalt suivant le même mode.

Il constate également que les extraits ayant suivi un début de putréfaction sont moins toxiques que les extraits frais et en conclut que « la toxicité des helminthes ne doit pas être attribuée à des phénomènes de putréfaction . ni à l’action des bactéries ou de leurs toxines ; en ce cas, l'injection endo-péritonéale devrait provoquer une péritonite violente ».

3° Expériences sur le cobaye, le lapin, le chien

par injection intra-veineuse.

Brinda constate d'abord qu'une petite dose de liquide ascaridien introduite dans les veines es{ capable de pro-

voquer la mort de l'animal en expérience, et il note que la mort ne peut être attribuée dans ce cas au choc protéique et à la vaso-dilatation qu'il provoque, car l’injection préalable d'adrénaline n'empêche pas l’abaissement de tension ni la mort.

Par contre, l'extrait parathyroïdien, injecté en même temps que le liquide ascaridien a réussi à prolonger la vie des cobayes mis en expérience avec des témoins qui n'avaient subi que l'injection du liquide ascaridien. Cette action de l'extrait parathyroïdique est considérée comme attribuable à la fonction antitoxique de la parathyroïde.

L'expérimentation faite avec un extrait ascaridien préparé depuis plusieurs jours, montre que plus l'extrait est vieux moins il est toxique.

Enfin, Brinda expérimentant sur des chiens par injection intra-veineuse dans la saphène, étudie les troubles de l'intoxication sur la circulation et la respiration ; il observe qu'une dose supérieure à 1 cent. cube d'extrait par kilogramme d'animal en expérience provoque un abaissement de tension intense, un ralentissement progressif du cœur et son arrêt au bout de quelques minutes : il constate aussi les troubles respiratoires qui suivant la dose de toxique injectée, se manifestent par des troubles du rythme (tendance au ralentissement) ou par une action tétanisante aboutissant à la mort (avec une dose plus forte).

Ces expériences très intéressantes de Brinda paraissent avoir été ignorées par la plupart des auteurs qui se sont occupés après lui de cette question ; elles ont fait entrer l'étude de la toxicité ascaridienne dans sa période vraiment scientifique,

D’autres auteurs éträngers, étudiant également la toxicité des Ascaris, se sont placés à un point de vue plutôt clinique que physiologique et ont voulu extraire et isoler à l’état pur le ou les poisons responsables des troubles provoqués.

- Flürv, dans une étude parue à Leipzig, en 1912, sur « la chimie ét la toxicologie des Ascaris » fait en quelque sorte une dissection chimique de ces helminthes ; il trouve que leur cuticule ne serait pas composée exclusivement de chitine, mais qu’elle renfermerait aussi une substance albuminoïde semblable à la Kératine ; de plus, les Ascaris seraient riches en ferments très actifs. Il aurait découvert, en outre, un Composé auquel il donne le nom de diascari-alcool (mélange de glycérine et de cholestérine). Pour lui, les substances volatiles de la série grasse absorbées par l'hôte du parasite lèseraient électivement son système nerveux central. Les alcalis, les aldehydes, les éthers irritant les méninges et augmentant la production de liquide céphalo-rachidien pourraient produire des réactions méningées. |

Deux Japonais, Shimamura et Fujiü (1917) en partant soit du liquide coelomique, soit de préparations d'ascaris séchés et réduits en poudre, ont obtenu un mélange d'albumoses et de peptones qui a toutes les propriétés toxiques observées dans les maladies causées par ces helminthes. Ge produit, l’Ascarone, se trouve d'ailleurs chez d’autres helminthes et tandis que certains extraits d’ascaris (à l'alcool, à l’éther) sont hémolytiques, l’ascarone ne l’est pas. Cet ascarone est une toxine primaire, et n’a pas les propriétés d’un anaphylactogène ; l'injection intra-

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