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il ne faut accepter que sous bénéfice d'inventaire, comme relevant de l'intoxication hélminthique les crises douloureuses, violentes signalées par Davaine et les vieux auteurs : le pithiatisme y est sans doute pour une grande part. Une même réserve est à faire au sujet des troubles sensitifs objectifs, d’ailleurs rarement signalés (hyperesthésie, hypoesthésie ou anesthésie).
Les troubles moteurs sont à la fois plus importants et plus facilement attribuables à l’intoxication. Ils sont carctérisés soit par des phénomènes convulsifs, soit par des troubles paralytiques.
Les manifestations d'ordre convuisif sont le propre de l’intoxication ascaridienne, elles peuvent revêtir divers aspects.
Ce sont souvent chez les jeunes enfants, les grandes convulsions généralisées du type épileptiforme, à tel point que l’intoxication vermineuse a été incriminée comme cause de l’épilepsie vraie, opinion qui ne trouve maintenant plus d’interprètes. Les manifestations épileptiformes de l’Ascaridiose s’observent chez de très jeunes sujets qui réagissent sous cette même forme convulsive à toutes les intoxications, et elles cessent après l'expulsion des parasites.
Certains petits malades réagissent sous forme de spasmes laryngés, d’autres présentent des ties qui cessent après l'absorption d’un vermifuge.
Les phénomènes paralytiques sont plus exceptionnels, ils affectent la forme monoplégique, hémiplégique ou même paralytique (Cobbold, Sottani, Fuller). Ce sont, dans ce cas des paralysies complètes, mais sans signes
ACTOR d'organicité et essentiellement transitoires. Plus souvent, on observe de simples parésies.
Comme des troubles de même ordre s’observent dans la série animale et qu'ils affectent aussi parfois de jeunes enfants, il est difficile de les mettre sur le compte du Pithiatisme, qui peut intervenir plus tard, d’ailleurs, pour les entretenir ou les simuler.
Signalons enfin les cas de Chorée qui, incurables par tout autre traitement, ont cédé subitement à l'emploi de vermifuge (Raillet, Thèse).
Nous ne croyons pas, par contre, devoir retenir comme troubles d'intoxication vermineuse les cas de mutisme, de neurasthénie signalés par les auteurs. De même si les fous sont très fréquemment parasités, c’est là un phénomène secondaire relevant de leur démence elle-même (malpropreté, coprophagie et géophagie) et l'on ne peut pas considérer comme une cause ce qui n’est qu'un effet.
Les troubles du côté des organes des sens ont été signalés dans toutes les modalités de la sphère sensorielle, mais tandis que certaines manifestations (surdité, perversion du goût ou de l’odorat) sont très exceptionnelles, il importe de faire une place à part aux troubles oculaires.
L'appareil de la vision semble en effet un lieu d’élection pour les toxines ascaridiennes ; les troubles qu’elles provoquent à son niveau sont de divers ordres, soit isolés soit associés.
Le strabisme est noté dans de nombreuses observations d’infestation ascaridienne. Il en est de même de la mydriase déjà signalée comme un signe important d'helminthiase, par Davaine : Rampoldi à signalé (dès 1885)
poire deux observations d’asthénopie accomodative due à la présence d’ascaris lombricoïdes.
L'amblyopie, l’héméralopie et, dans certains Cas, une amaurose transitoire ont pu êire observées, cessant avec l'expulsion d'ascaris. \
Mais nous ne pouvons retenir comme troubles toxiques les lésions visibles à l’ophtalmoscope telles que les hemorragies rétiniennes ; ce sont là des troubles d'ordre anémique que l’on observe parfois chez les sujets atteints d’Ankylostomose, mais non chez les porteurs d’Ascaris.