‹ Des acquisitions récentes sur la biologie des ascarisChapitre 9 sur 38 · RS 0 RE · texte numérisé non relu

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de Ransom et Cram sont venues confirmer l'hypothèse émise alors par Ransom.

Au sujet de leur mode de pénétration, les auteurs envisagent deux possibilités :

a) Ou bien les larves traversent la paroi intestinale, pénètrent d'emblée dans les capillaires et atteignent ainsi directement la circulation porte.

b) Ou bien elles entrent d’abord dans les conduits lymphatiques, passent dans les ganglions mésentériques (où on en retrouve un grand nombre peu après l’inoculation) puis, des ganglions, elles gagnent les veinules voi- sines et parviennent à la circulation porte par une voie détournée.

On ne sait, de ces deux modes de cheminement, lequel est le plus important.

2°. Le Fote.

L'examen du foie fut pratiqué dans 68 cas (cobayes ou souris) ; nombreuses coupes histologiques dans chaque cas. Get examen a porté également sur les voies biliaires, où les auteurs n'ont pu déceler la présence de larves, même de 17 à 48 heures après l’infestation, ils en ont conclu, à juste titre semble-t-il, que les larves sont inaptes à remonter le courant biliaire, alors que le courant sanguin des vaisseaux leur offre un cheminement facile dans un milieu favorable à leur nutrition.

Par contre, ils constatent lg présence de larves dans la presque totalité des foies examinés entre la 24° heure et le 7 jour après l’infestation.

Très fréquentes dès la 17° heure (13 fois sur 15) les larves ont été trouvées constamment sur les foies d'ani-

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maux sacrifiés les 2°, 3° 4 jours après leur infestation ; plus rares les 5° et 6° jours, absentes après le 7.

Elles sont trouvées en plus grand nombre le 1* et le 2° jour, mais, par contre, 1ds jours suivants leur taille s'est accrue (passant de 210 microns à 350 microns environ), Ce qui prouve que le milieu leur est favorable.

Si l’on suit sur une série de coupes, la progression de ces larves, on constate leur présence dans les veines interlobulaires (de 17 à 18 heures après l'infestation) dans le parenchyme lobulaire lui-même (temps variable après l'infestation), dans les veines intra-lobulaires ce qui permet de reconstituer leur migration. |

Bien que la possibilité pour les larves de passer à travers le parenchyme soit ainsi démontrée, il est possible que cette progression soit assez lente et que certaines larves soient arrêtées à son niveau, ce qui n’expliquerait pas la présence de larves aux 5°, 6° et 7° jours, alors que d’autres sont déjà dans les veines intralobulaires vers la 18°;heùre.

3° La Veine Cave.

Examen du sang dans 33 cas ; présence de larves constante de la 17° à la 48° heure, inconstante ensuite jusqu'au 7 jour. Nombre de larves souvent considérable (de 50 à 100 parfois) ; les larves sont plus grosses (de 275 à 500 microns). | Ces données prouvent l'importance de la Veine Cave,

comme voie de migration du foie au cœur.

4° Cœur (droit).

18 examens furent faits du sang du cœur droit ; pré-

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sence de larves dans la moitié des cas, dans les premières 48 heures ; exceptionnelle ( une fois) après : Ransom et Cram n’ont pas recherché les larves dans le sang du cœur gauche ; l'examen des coupes à son niveau n’en n'a pas montré. |

Dans un cas, Ransom et Foster ont consaté la présence d'une larve dans le sang des artères pulmonaires. De toute façon, c’est cette voie qu'elles doivent emprunter pour se rendre aux poumons. |

5° Les Poumons.

L'examen en fut fait dans 70 cas, à des dates de plus en plus éloignées de l’infestation (de 17 heures à 30 jours). Pendant les deux premiers jours, la présence de larves s'y est montrée exceptionnelle (de 17 à 24 heures, deux fois sur onze — de 24 à 48 heures, deux fois sur sept). Elle devient rapidement plus fréquente les 3 et 4° jours, atteignant la moitié puis les 3/4.des cas, et est constante du 5° au 12 jour ; on observe des larves dans les poumons jusqu’au 19° jour.

Avec le temps, ces larves augmentent beaucoup de volume et passent d'une longueur minimum de 250 micrones à plus de 1 millimètre de long ; elles peuvent atteindre la dimension maxima de 1 mill. 7, en 7 jours. C'est ainsi que c’est au niveau du poumon que l'on observe les plus grandes différences de dimension entre les larves ; quelques-unes d’entre elles ayant eu un eycle particulièrement rapide, ne sont guère plus grandes que quand elles viennent d'éclore, mais la plupart ont acquis une grande dimension. |

Ransom et Cram émettent l'hypothèse que parmi les

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larves, un nombre assez considérable arrivent aux poumons précocement, mais que si on ne les y retrouve pas (dans les deux premiers jours) c'est qu’elles ne séjournent pas dans les Poyumons, suivent les capillaires et passent dans la grande circulation vers le cœur gauche. Ces larves peuvent-elles retourner au cœur droit en traversant le réseau capillaire périphérique ? Cela est des plus douteux, bien que Fülleborn l'ait Fou (1944) pour les larves d’Ankylostome.

En fait, la plupart des larves ayant acquis un 0 fort

développement pour cheminer à travers les capillaires, perforent la mince membrane épithéliale des acini et pénètrent dans les alvéoles, comme l’ont montré les coupes pratiquées chez les souris.

Les études de Stewart, de Yoshida et les travaux de Ransom et Foster, ont mis en évidence, sur des coupes des bronches, de la trachée et de l’œsophage chez la souris, le transit des larves de gros volume vers l'intestin, suivant les voies respiratoires et digestives. Cette partie du trajet des: larves d’Ascaris étant maintenant admise par tous, Ransom et Cram ne se sont pas attachés à la vérifier.

6° Les ganglions lymphatiques mésentériques.

Ransom et Cram examinèrent les ganglions iléo-coliques, et parfois d’autres ganglions mésentériques sur 18 cobayes. Les larves s’y sont montrées en grand nombre et, dans la plupart des cas, dès les premières heures, et, pendant les 3 premiers jours surtout. Du 3 au 9° jour, on trouve encore des larves, mais elles sont beaucoup moins nombreuses. Ce sont les ganglions iléo-coliques qui renferment le plus de larves. « Il est à présumer que les

MARIE à RE larves atteignent les ganglions lymphatiques en question, parce qu’elles sont entrées dans les vaisseaux lymphatiques de la paroi intestinale, qui se déversent dans ces ganglions (Ransom) ». En fait, Fülleborn rapportait récemment (1920) qu'il avait trouvé des larves dans les lymphatiques de la paroi intestinale aussi bien que dans les ganglions mésentériques. Les larves peuvent prendre un grand accroissement dans les ganglions, atteindre et

dépasser 500 microns et il est probable qu'un certain nombre ne peuvent progresser plus avant et meurent sur

place (les examens en témoignent).

De l’ensemble des constatations, il découle que la plupart des larves émigrent, un petit nombre vers la cavité péritonéale, les autres soit vers les capillaires et le foie, soit vers les chylifères, le canal thoracique et le cœur droit.

1° Ganglions lymphatiques périphériques, thyroîdes et thymus.

Ransom et Cram ont pratiqué l'examen des ganglions périphériques 35 fois ; dans quelques-uns seulement de ces cas, le corps thyroïde ou le {hymus ont été examinés également et avec des résultats exceptionnellement positifs.

Les ganglions périphériques, au contraire, se sont montrés fréquemment atteints par les larves, avec un maximum de cas positifs vers le & jour (4 cas sur 4) ces larves sont soit vivantes, soit mortes.

La présence de ces larves dans le système lymphatique périphérique, pose le problème de leur origine. Il ne semble pas qu’elles puissent l'atteindre par la voie Iym-

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