L'ALE
ainsi que le voulait Heïlbronner, au somnambulisme hystë-
Ë rique. Bernheim (de Nancy) a conclu à peu près de même : È Nous retrouverons dans le somnambulisme comitial la plu- . ° part des particularités cliniques qui conditionnent les mani- $ festations hystériques bien connues depuis les belles études 4 de M. Pierre Janet ; mais l'examen des malades permet d’ar- 1 river à cette conclusion que l’épilepsie, seule en cause, peut 4 emprunter le Yisage de l'hystérie sans qu’on soit autorisé ; à porter ce dernier diagnostic. Deux sortes de troubles sont à ce point de vue curieux à comparer : la narcose diurne & 2 le somnambulisme nocturne.
: Epilepsie et narcolepsie
: Les accès convulsifs sont parfois hypnogènes. Inversement, | il est d'observation classique que le sommeil constitue une | condition favorisante des paroxysmes comitiaux. Il peut sup- 4 pléer isolément aux accès convulsifs ou les précéder. Vicenti) signala ce mode particulier d’invasion de la maladie : « Vidi à puellum... alto sommo adeo depressum, ut immobilis insensi- 3 bilisque per binas fere dies exstiterit ; pro cujus curatione F- vix remedia excogitare aggredior, dum repente in comitialem demigrat affectum, a quo etiam, vitali aura privatus, inte-
riit », Pour Gélineau et Féré, l'attaque de narcolepsie pouvait remplacer l'attaque comitiale, Ces faits sont patents et souffrent peu la discussion. Nous avons observé encore récemment avec M. Marchand, une femme atteinte d'épilepsie con- | vulsive nocturne, dans les antécédents de laquelle on signale $ du somnambulisme de quatre à seize ans et qui présente actuellement de la narcolepsie diurne. M. Heuyer a examiné lors de la guerre un soldat sujet à des crises de sommeil irrésistibles dont certaines se produisirent en des circonstances telles qu'il fut l'objet d’inculpation en Conseil de