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pas essentiellement les uns des autres. Ce qu’il importe
ADO / : je
Guerre pour sommeil en faction devant: l'ennemi. Les antécédents épileptiques du sujet, la constatation d’accès à Vhôpital leyèrent tous les doutes. — Parfois, le sommeil peut se prolonger anormalement, figurant le tableau d’un état cataleptique. Alexandre Paris a rapporté en ar l'observation
d'un épileptique avéré, âgé de 23 ans, qui, à l'asile, fut sujet. un matin à un sommeil incoercible de plusieurs heures, dont,
rien ne le pouvait tirer.
Epilepsie et somnambulisme
Gu’au lieu d'apparaître subitement pendant la veille, le mème trouble qui avait causé la narcolepsie survienne au cours du sommeil physiologique, rien ne le siendra révéler. Seules des actions automatiques trahiront, le cas échéant, la transition insensible qui s’est produite dans le psychisme assoupi. On ne voit point à vrai dire pour quelles cau es, alors que les cerises convulsives sont favorisées par le sommeil, leurs équivalents ne le seraient point. S'il existe effectivement des cas où les accès sont uniquement nocturnes 8
Fautomatisme diurne, il en est d’autres où ce rythme trouve
inversé (obs. 1, 2). — L'hystérie ne peut revendiquer, à ell: seule les attaques de somnambulisme et l’épilepsie en a sa part légitime, Les auteurs allemands ont presque toujours adopté cette manière de voir : Kræpelin admettait le somnambulisme épileptique ; Westphall et Fischer ont interprété comme tels certains cas de soubresauts nocturnes et de somnambulisme chez des personnes qui, ultérieurement, présentèrent des crises comitiales ; Krafft Ebing et Weygandt. de même, — En France, Chaslin dans un cas d’épilepsie tardive, apparue à 60 ans, note le mode de début de la maladie par des accès d’automatisme ambulatoire nocturne.
Plusieurs faits sont à envisager au point de vue clinique :
C'est d’abord la fréquence du somnambulisme dans les anté-
cédents personnels des épileptiques. Nous l'avons constaté à
la consultation du dispensaire de Prophylaxie mentale dans la proportion de près d'un tiers des cas. Il est certain cependant qu'il existe un somnambulisme non comitial de l'enfance qu'il est souvent délicat de distinguer du somnambu -
lisme comitial. Il sera nécessaire en l'occurence d’écarter $ue-
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sessivement le somnambulisme onirique dû aux intoxications, a aux infections, au surmenage; le pithiatisme infantile; la supercherie d'imitation. I] est pourtant certain, ainsi que le < dit M. Heuyer, qu’ « il existe un somnambulisme dont la cons'atation est plus rare et plus sérieuse. C’est le somnambulisme qu'on rencontre chez les épileptiques et qui peut avoir 1 tous les caractères de l'accident ou de l'équivalent épileptique.
La nuit, brusquement, l'enfant se lève, quelquefois s’habiile, se met en marche, traverse la chambre avec une décision et L'E 2 une preslesse remarquab'es. Il paraît totalement inconscient, 0 car il ne répond pas aux paroles qu'on lui adresse et résiste aux mouvements desiinés à l'arrêter dans sa progression. ; à. Dans un cas que nous avons examiné à l’Infirmerie spéciale. ” 3 de Ja Préfecture, de Police, l'enfant, une jeune fille, descendit, pe ; ; la nuit, à plusieurs reprises, déambula sur les boulevards, : arrétant les passants et les frappant. A chaque fois la cons cience revint brusquement avec persistance de l’amnésie to- ; ? tale de la période somnambulique. Dans ce cas, comme dans s$ ‘4 tous ceux où l’on peut affirmer la perte totale de la conscience #1 pendant l'acte somnambulique et l’amnésie consécutive, le 58 diagnostic d’épilepsie est légitime ; mais il faut reconnaitre 4 | que ces observations sont très rares ». Si le somnambulisme FE Û reut cire relevé avec la fréquence que nous avons dite dans les antécédents des épileptiques, nous pensons également que, LT
plus son apparition sera tardive (après trente ans, par exemple) plus celui-ci aura de chance de relever de la comitialité. As L'automatisme nocturne dés épileptiques est loin de présen- l ter une cohéren‘’e constante, Fi se borne en général à des a€ - L tions sommaires. Si l’équitibration est habituellement par-
faite, l'orientation l’est moins. Nous rapportons l'observation
d'un homme (obs. 2) qui fit dans cet élat une chute, laquelle l'immobilisa de longs mois à Fhôpital, — Les réponses du
malade, plus ou moins adaptées, sont souvent lentes ; son égarement apparaît manifeste à l'entourage. Pourtant, il té-
#moigne de volonté, d'obstination même et d'adresse dans la poursuite de son but ; mais, contrairement à l'hystérique,
le suggestion n’a point de prise sur lui, Fait important et
tout à fait démonstratif, ce somnambulisme peut survenir -
dans le décours d'un accès convulsif nocturne avec mérsure
de la langue et émission d'urine.
PPS TC
j'ais