AUTANT
Eds et même une véritable TR idéo-motrice ra A 3 7 toire. Un épileptique retourne ses matelas, en voulant faire en. 17 son lit ; un jeune vertigineux observé par Magnan cherche
Éd re à allumer les aiguilles de son réveil matin ; un autre saisit ee: “une bougie et la croque à belles dents pour la recracher quel- 4 ze ques instants après, ou bien ‘se mouche dans du papier. Un 7 malade de Jackson s’entretient avec la femme et sa belle- | sœur ; il avait été convenu que sa femme et lui mangeraient g du poulet froid et que sa sœur prendrait du coco, s’il restait encore du feu. Peu après, le malade se plaignant du froid, ke se rend à la cuisine pour se réchauffer près du fourneau. A1 bout de quelques minutes, sentant venir un accès, il s’assit. Lorsqu' il reprit connaissance, sa belle-sœur lui raconta qu'elle s'était rendue à la cuisine et qu’elle l'avait trouvé debout | - auprès de la table, occupé à tourner du coco dans un petit tb de terre sale ; il remuait le mélange avec une cuiller
à moutarde qu'il avait dù aller prendre dans l'armoire.
8e degré. — Les cas ou le fini de l'exécution cadre avec la coordination des motifs sont assez rares mais indéniables cliniquement. En outre, certains épileptiques sont plus sujets que d’autres à l’automatisme correct. Peut-être, en cetextrême, le jeu d’une habitude subconsciente arrive-t-il à créer, chez . certains, une gymnastique de l’automatisme, En la circonstance, cette interprétation nous semble bien plus plausible que celle qui veut (Hartenberg), par le même mécanisme, expliquer la reproduction de la crise convulsive elle-même. Un second point nous semble devoir être mis en valeur : cet automatisme complexe est souvent précédé d’une brève phase, non de confusion, mais de sommeil postparoxystique, Les états de confusion, par le retour progressif de la conscience | claire seraiént done moins favorables à son achèvement. Un lien plus marqué l’unit à l’absence et à la narcose. Il s’agit à dès lors d’un véritable somnambulisme comitial. Ces faits qui constituent l’objet d’une partie de la suite de notre tra- vail nous dispensent de nous y appesantir dans cette classification préalable. On trouvera également dans les chapitres DE #suivants nombres d'actes complexes exécutés dans le décours + des attaques. Non seulement les malades se lèvent, marchent, 2 évitent les obstacles, mais encore ils tennent conversation
vue à SE ce Er NS | À: WE :
Er” St Tour ses quotidienne -ou se livrent à de Fs actes délictueux présentant tous les attributs apparents d'une i
logique supérieure. *
Automatisme el vertiges
L Là
Le vertige comitial, manifestation déjà atténuée, se borne E« le plus souvent à un trouble de la conscience et à la produe-. | tion de mouvements convulsifs habituellement localisés. Dés. inhibitions partielles donnent à l’automatisme de chacun sa re …. physionomie spéciale et, à l'inverse de ce qui a lieu pour 2% A la confusion, le vertige est plus propice à l’éclosion de l’auto- __ matisme que l'accès convulsif. — En dehors du cri von plus ou moins évocateur, des convulsions, des spasmes limités à certains groupes musculaires et susceptibles de provoquer % une illusion systématique, il faut mentionner des actes instinctifs de préservation (Herpin) ou des gestes plus Mn 0 tifs : se rangent parmi les premiers ces sauts, ces reculs, k - ces procursions sans chute, ces préhensions, qui tàchent à concourir au maintien de l'équilibre menacé et, parmi les seconds, certains mouvements figuratifs des membres supérieurs. Herpin note qu'une jeune fille « semblait mange» 4 quelque chose de son index tendu et dirigé en bas » ; qu'une | autre personne paraissait imiter un joueur de guitare M #4 qu’elle n'avait jamais tenu cet instrument. x. tr:
D 17e De véritables délires d'action simples ou compliqués se ie rencontrent aussi dans la suite du vertige et plus encore que
# dans la suite des grandes attaques. Nous citerons, à cet égard, 3 la légitime remarque de Trousseau : « Il n'y a pas un mé- 4 decin ayant étudié pratiquement le vertige épileptique qui
n'ait vu les malades parlant, répondant pendant l'attaque ; parlant, il est vrai, d’un ton singulier, d’une voix étrangs, | saccadée, mais répondant juste aux questions qui leur sont adressées ». Tous les chaînons se peuvent rencontrer qui unissent par des types successifs de transition le mouvement désordonné à l'acte adapté, (Voir obs. 11, 12, 13, 14, 15, 17),
"pe Aulomalisme et absences
Dans l'absence, il n'y à plus trace d'ébâuche convulsive : le trouble intellectuel est pur. L'on pourrait dire d'elle qu’elle
réalise « l’épilepsie exquise, idéale » (Garnier). On ne s'éton-
nera point que trop subtile pour permettre la convulsion, elle n’en soit que plus capable de libérer l’automatisme cérebral. Hartenberg lui distingue quatre degrés : simple obnubilation mentale avec impressions sensorielles atténuées, automatisme coordonné, automatisme incoordonné, inertie totala: Sèlon le temps considéré, ces divers états peuvent s'observét mais, pour nous, dans un ordre exactement inverse : ce qui est initial, c’est l'absence elle-même, la rupture du cours da la pensée, R.. (obs. 10) aù début de son absence lâche l'aÿsiètte qu'elle tient dans sa main ; une récupérätiün automhtique se constitue sitôt : elle en ramasse les morceaux. Si son atinésie ultérieure ne permet point d'éliminer une certaine continuité dans les souvenirs, sans laquelle cette succession d'actes deviendrait impossible, force nous est d'admettre une mémoire restreinte, seconde, « extralucide », différente de la mémoire de veille. — Enfin, dans le cas envisagé, la briévetf du phénomèêne va à l'encontre de l'hypothèse d'un état confüsionnel. De même, sa brusquerie d'apparition. Alors que chez le confus la disparition des souvenirs procède du trouble fondamental des associations, du ralentissement idéique, de la viscosité mentalé et leur succédé, ché l’absent le troublg de la mémoire apparaît en quelque sorte primitif et la confusion ne saurait même s'expliquer par l'épuisement nerveux comme après l'attaque convulsive. Quel critère autre que l'analyse clinique permettra alors de fixer la durée et !2 complexité permises aux absences épileptiques ? La réaliiécertaine d’un automatisme coordonné étant admise au cours de l'absence, qui dira en vertu de quels principes l’on doit en exclure l'automatisme ambulatoire prolongé ?
Automatisme pur où intercalaire
L'automatisme comitial se produit parfois dans l'intervalte des accès convulsifs, se manifeste presque à l’état de puret#.
ou même isolément. Il ne faut pas omettre que l'épilepsie se masque aisément et revêt des aspects polymorphes. Pour £e malade, elle se borne à de grandes attaques sans que se constatent jamais d'équivalents psychomoteurs ; pour cet autres, l’automatisme ne survient qu'à distance des accès; pour ce troisième, il reste le seul élément révélateur de fn
névrose. Ce n'est point tant le moment apparition de l’au-
tomatisme qui importe que sa nature profonde et c’est une vérité première que de constater qu'une manifestation équivalente ne-se doive point toujours combiner étroitement avee celles auxquelles elle est précisément appelée à équivaloir.
Pourtant leur coïncidence et plus encore leur habitueïle alter-
nance apportent la preuve de leur identité nosologique. Parfois l’action des médications anticonvuisivantes en réalise une démonstration véritablement expérimentale. Quand,
alors, le bromure et surtout le gardénal parviennent à att6-
nuer les attaques. le petit mal lait Son anparition, ou subit une recrudescence (absences, automatisme, excitation maniaque, troubles du caractère). Ce sont perturbations plus subüles et plus irréductibles. — Enfin, ce fait d'observation cort-
rante que, chez un même sujet, des actions automatiques
coordonnées voisinent avec d'autres incoordonnées et se re: lient entre elles, laissent à penser qu'il est sans doute artificiel de s’obstiner, en l'absence de tout sigmate hystérique, à leur aitribuer délibérément cette étiologie.
da DE l’automatismé comitial survenant au cours du sommeil
A l’automatisme diurne, au vigilambulisme épileptique correspondent, au cours du sommeil, le noetambulisme, le Somnämbulismé môrbides. Qu’'à l'état de veille une suspension dé la pensée, véritable Syncope mentale, se produise, il s’en suivra parfois, avec une perte variablé dé la connaissance, une libération de l'automatisme cérébral. Le sommeil en luimême équivaut pour une part à uné absence physiologique. Seton ‘sa profondeur, la mémoire en sera obseurcie ; car, alors, les représentations mentales plus vives peut-être, maïs moins abstraites et, partant, plus fuyantes, s’'enchaînent spon-
> Hapément et S'anéortierit en ae sorte ‘lles-mêmes, + sar ; LS - + | qu'agisse la réduction normale, le contrôle réflecteur et fré- # LE : be nateur de l'esprit. Ces pensées témoignent déjà d’une ten- 4 dance aux répercussions motrices mais ne le peuvent que ‘dans la mesure où celles-ci ne troublent point l’instable Fe obnubilation de la conscience. Dans le rêve normal, des ébau- È ches de coordination idéomotrice sont quelquefois évidentes | (gestes d'attaque et de défense, mouvements de pédale, ete..). La mimique du rêveur, malgré l'âme absente, est parfois expressive. C’est sur l'observation de tels faits que repose là méthode de Vaschide pour l'analyse expérimentale des rêves. Lors, qu'au sommeil s'ajoute un sommeil plus profond, une absence dans l'absence, et la marge des actions automatiques | M | permises s’amplifiera. De même qu’un sujet normal peut PA : parfois dans son sommeil fournir des réponses pertinentes, pee me plus que lui, le somnambule s’adaptera à l'ambiance. Toute <oordination ne résulte point de délibérations lucides. Nous. guidons normalement nos rêves dans certaines directions. (MH. Claude). — L'activité subconsciente de la cérébratiom = abstraite est indéniable : Telle personne retient plus volon- # tiers ce qu'elle a lu le soir à l'heure du coucher. Voltaire prétendait avoir conçu certains chants de la Henriade Re son sommeil. Condillac somnambule écrivit plusieurs page
de métaphysique dans cet état. S
SSL
Le sommeil pathologique s'accompagne d’une concentration de la pensée subconsciente qui traduit les préoccupations secrètes du sujet. Lorsque cette rumination de notre veille obscure acquiert une certaine intensité, elle devient capable, favorisée par l’assoupissement des sens, de s’extérioser en actes amnésiques. Une étrange volition vient de sourdre : les actes se coordonnent par rapport à elle. Le retentissement musculaire de la pensée se produit alors par projection réfiexe immédiate et se trouve aidé par une anesthésie élective . pour tout ce qui ne corrobore point les conceptions automa- Bret tiques. Des complexes affectifs peuvent se faire jour : Dans ni l’admirable description du somnambulisme de Lady Macbeth, ss nous assistons ainsi à la reviviscence ee remords inavoué D 2 Ldans:la veille, RER Ah
Les mécanismes psychologiqués, ee leur essence, ne difre- à
rent de démontrer, c'est qu’il puissent se retrouver semblables dans des rapports de causalité différente. Malgré quelques
# importantes divergences (spontanéité d'apparition, suggesti- ; bilité moindre, impulsivité plus grande, amnésie plus comd plète) le somnambulisme épileptique ressemble étrangement,