‹ Des Adénites GéniennesChapitre 10 sur 35 · DORE · texte numérisé non relu

DORE

parties avoisinantes des lèvres, des ailes du nez des muqueuses buccale nasale forment plusieurs troncs parallèles à la veine faciale et se rendent aux ganglions géniens.

Les troncs qui naissent des ganglions géniens se rendent dans les ganglions sous-maxillaires. Il’ existe des valvules empêchant l'infection ascendante de se produire à la suite de lésions des ganglions sous-maxillaires, Par contre, il existe sur la ligne médiane des anastomoses larges et les infections en ce point retentiront sur l’une ou l’autre moitié de la face.

Voyons maintenant quelle peut être la fréquence des ganglions fareiaux. Les dissections grossières ne les révèlent que s'ils sont pathologiques, il faut étaler le tissu cellulaire sur de minces lamelles et souvent même l’examiner à la loupe pour trouver ces ganglions sur les sujets sains. Ainsi s'explique les divergences des données fournies par les divers auteurs.

Nous avons déjà vu que Vigier sur trente dissections n'a vu qu'une fois un ganglion maxillaire, que Princeteau sur trente-deux sujets trouve vingt fois des ganglions. Kuttner, sur huit cadavres, trouve trois fois des ganglions.

En somme, d’après tous ces travaux, les ganglions lymphatiques géniens paraissent présenter tous les caractères des ganglions interculaires de Stahr. Ce sont des ganglions inconstants dans leur nombre, leur forme, leur position ; ils sont situés sur le trajet des troncs lymphatiques qui vont du nez, des lèvres, des téguments

alvéo les | lentaires aux groupes. de ganpe

arotidiens ou sous-maxillaires.

de ces. ganglions paraît ne justifier que

et non anatomiquement re -classifica-

CT

des

ETIOLOGIE

Nous avons vu que quoique l’on ne puisse donner une description exacte des lymphatiques tributaires des ganglions géniens, la majorité des auteurs pensent que ces ganglions reçoivent les lymphatiques des joues, des paupières, du nez, des lèvres, des muqueuses nasale, buccale et gingivale.

Tout agent septique qui aura pénétré par une lésion intéressant ces différentes régions pourra retentir sur les ganglions géniens. Suivant la virulence de l'infection, nous verrons se développer un adénophlegmon ou une simple tuméfaction de la joue avec résolution des accidents inflammatoires ou une adénite chronique. On rencontre aussi des adénites chroniques, tuberculeuse, syphilitique, cancéreuse et des tumeurs de ces ganglions.

L’envahissement du ganglion peut adopter deux processus, ou bien il est réuni à la lésion primordiale par la lymphangite, ou bien l'infectionfatteint son but sans

léser les parties voisines, c’est l'infection à distance, l'adénite d'emblée.

D’après Lebedinsky, ces adénites seraient souvent, sinon toujours précédées de lymphangite tronculaire. Le tronc lymphatique enflammé part de la région gingivo-dentaire et forme une véritable bride qui va se perdre dans un ganglion de la joue, cette bride constitue le signe pathognomonique des suppurations péribuecales d’origine dentaire, c’est le tronc lymphatique enflammé grossi d'une cuirasse de périlymphite, c’est également cette bride qui constitue le pédicule de l’abcès ganglionnaire, c’est ce que Lebedinsky appelle la queue de l’adénite.

Dans la plupart des observations, cependant, il n’est pas question de cette bride, il semble donc que les microbes pathogènes adoptent plutôt la marche par embolie.

La localisation sur tel groupe ganglionnaire dépend de la région où siège la lésion, cependant il faut faire remarquer que les groupes ganglionnaires géniens n'existent pas toujours au complet, font souvent défaut ; aussi ces localisations ne sont-elles pas toujours immua-

bles.

ADÉNITES AIGUES

La cause primordiale, c'est l'infection plus ou moins

latente, plus ou moins manifeste, due à des lésions

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