‹ Des Adénites GéniennesChapitre 9 sur 35 · MT NE · texte numérisé non relu

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face externe de l'orbiculaire des lèvres à 8 millimètres de la commissure droite. Il signale aussi un petit ganglion en avant de l'artère faciale en regard de la partie moyenne du sillon naso-génien. Par contre, ses recherches anatomiques lui font rejeter l'existence des ganglions sous-aponévrotiques. D’après lui, ces ganglions signalés par Vigier ne seraient autres que des glandules salivaires comme le prouveraient les examens histologiques qu'il en a fait. N'ayant jamais observé les ganglions sous-orbitaires et malaires observés cliniquement par les élèves de Porcet, il pense qu'il est permis de faire des réserves sur leur existence. |

La Thèse de Capette Laplène ne fait que reproduire les données anatomiques de Princeteau.

Buchbinder distingue un groupe de ganglions submaxillaires qui répond à celui de Princeteau; il est situé à la face externe de la mâchoire inférieure, en avant du masseter. Un second groupe formé par les ganglions buccaux antérieurs se trouve en arrière de la commissure labiale ; les ganglions qui se trouvent sur le buccinateur près du point de pénétration du canal de Sténon forment le groupe buccal postérieur. Enfin les ganglions situés au niveau du maxillaire supérieur forment un groupe à qui cet os donne son nom.

Küttner, à propos de la propagation des épithéliomas du nez, a vu que les ganglions sous-maxillaires recevaientun grand nombre detroncslymphatiques destéguments du nez. D'après lui, les ganglions lymphatiques

« géniens collectent les lymphatiques de la région na-

sale, Polya et Navratil ont fait des recherches qui paraissent fort sérieuses ; ils ont retrouvé lés ganglions gé-

niens avec toute l’inconstance de leur nombre et de leur

positive. Leurs vaisseaux afférents viennent pour une faible partie, des lèvres et de la peau des joues, pour la plus grande partie de la muqueuse génienne.

Küttner est amené par ses recherches chirurgicales à préciser à nouveau la position des ganglions Iymphatiques géniens. Ces ganglions sont situés soit à la face externe du maxillaire inférieur au niveau de l'artère et de la veine faciale, ce sont des ganglions sous-maxillaires aberrants, ou bien dans la substance même dela joue sur une ligne allant de la commissure des lèvres au tragus. C’est ce dernier groupe de ganglions qui est le plus important ; les glandes qui le composent sont presque toujours en dehors du buccinateur, rarement en dedans ; ces ganglions sont inconstants mais très fréquents. Tous ces ganglions buccaux sont des ganglions appartenant à la catégorie des ganglions intercalaires de Stahr; qui se laissent toujours franchir par les injections et dont la présence est inconstante. Ils sont situés sur des troncs lympathiques provenant du nez, des lèvres, des régions temporales et géniennes, de la muqueuse des joues, des alvéoles dentaires du maxillaire supérieur, de la parotide, du paiais, des amygdales.

Treundel n’ajoute rien aux données de Kuttner, ses

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résultats sont conformes à ceux de ces derniers au teurs.

En résumé nous voyons que les ganglions géniens onf été vus incomplètement par Mascagni. Les ganglions buccinateurs qu'il n’a pas dessinés et qu'il signale dans une note, ont été rapidement oubliés. Les ganglions maxillaires qu'il a représentés et décrits ont été reproduits d'après ses figures par les anatomistes qui’ lont suivi, puis ils ont été confondus avec les ganglions sous - maxillaires.

Il faut arriver aux observations cliniques de Poncet et aux travaux qu’il a inspirés à Vigier, Albertin, etc., pour avoir une description complète de ces ganglions.

Plus récemment les recherches de Princeteau, Buckbinder, Küttner, Polya et Navratil ont complété cette étude.

Poirier résume les travaux antérieurs à l’apparition de son traité. Nous ne pouvons mieux faire que de nous reporter à la description qu'il en donne.

Il préfère la désignation des ganglions faciaux plus compréhensible que celle des ganglions géniens sous laquelle ont les décrits habituellement.

Ces ganglions forment trois groupes échelonnés l’un au-dessus de l'autre sur le trajet des vaisseaux faciaux. Ces trois groupes répondent au maxillaire inférieur, au buccinateur, et au maxillaire supérieur.

GROUPE INFÉRIEUR OU SUS MAXILLAIRE. — Repose sur la face externe du maxillaire inférieur entre le bord antérieur du masseter et le bord postérieur du triangulaire

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des lèvres au dessous du peaucier. Ce groupe comprend le plus souvent : deux ganglions, quelquefois un, rarement trois superposés ou situés en avant les uns des autres. Il est parfois directement relié au groupe sous maxillaire par un ganglion placé au niveau même du bord inférieur de la mâchoire : c'estle ganglion inframaxillaire. En haut, il ne dépasse pas le rébord alvéolaire, et n'entre que très rarement en contact avec le groupe buccinateur. Le volume des ganglions est variable.

GROUPE MOYEN OU BUCCINATEUR. — Moins fréquent que le groupe précédent : il comprend tous les gan. glions situés sur la face externe du buccinateur. Tous ces ganglions sont sur une ligne. allant de la commissure des lèvres au lobule de l'oreille. Ils se divisent en deux amas distincts, situés l’un en arrière de la veine faciale autour de l'embouchure du canal de Stenon, l'autre en avant de la veine ; extérieurement ces deux groupes sont séparés par une ligne allant de l'angle externe de l'œil à l'angle antéro-inférieur du masseter. Amas rétro-vasculaire ou postérieur, formé par un ou deux ganglions, situés en arrière de la veine faciale au point où le canal de Stenon, perfore le buccinateur, le plus souvent ils sont situés au-dessous de ce canal ; quelquefois placés au-dessus du canal de Stenon, ils arrivent alors par leur extrémité supérieure au contact du bord inférieur de l'os malaire, et sont partiellement recouverts par les fibres les plus : postérieures du grand zygomatique. H ne faut pas les

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confondre avec les lobules glandulaires aberrantes situées ordinairement plus en avant et d’ailleurs inconstants.

Amas moyen inter-vasculaire, comprend deux ganglions placés entre l'artère et la veine faciale à deux centimètres en arrière de la commissure labiale, ils reposent sur l'aponévrose buccinatrice dans le tissu cellulo-graisseux qui sépare l'artère de la veine, ils sont recouverts par les fibres postérieures du grand zygomatique.

Poirier signale un ganglion antérieur pervasculaire : très rare, placé sur la face externe de l’orbiculaire des lèvres dans le tissu cellulaire sous cutané, à huit ou dix millimètres de la commissure lobiale : c’est le gene commissural de Princeteau.

GROUPE SUPÉRIEUR. — Ce groupe comprend un ganglion dans le sillon naso-génien, signalé par Tillaux et retrouvé par Princeteau, un ganglion sous-orbitaire, et un ganglion malaire, dont l'existence n’a guère été constatée que cliniquement par Vigier et Albertin.

Mais s’il est vrai que la clinique a enregistré deux ou trois cas d’adénites sous-orbitaires ou naso-géniennes, il n’est pas moins vrai que les recherches anatomiques n'ont pas jusqu'à présent révélé l’existence réelle de ce groupe ganglionnaire. Nous remarquerons en outre, avec Lebedinsky, que personne ne conteste qu'un ganglion du groupe buccinateur puisse s’égarer pour se loger dans le sillon naso-génien, ou au niveau de l'os malaire, mais qu’il serait exagéré d’en faire des grou-

pes définis ; d'ailleurs les observations d'adénites ma- laires ou naso-géniennes sont rares. Sur trente-neuf observations publiées par Vigier, Albertin, etc., nous ne trouvons que trois observations se rapportant aux ganglions naso-géniens sous-orbitaires, malaire dont la présence n’a pas été signalée par les anatomistes,

GANGLIONS PROFONDS. — Tous les ganglions précédents sont sous cutanés. Debierre signale d’autres ganglions profondément situés au-dessous de l’aponévrose du buccinateur, dont les lésions peuvent se constater du côté de la cavité buccale. Princeteau prétend qu'il s’agit toujours là de glandules salivaires. Cependant, Poncet a enlevé par la voie buccale un ganglion sous-muqueux situé entre le buccinateur et la muqueuse ; Mériel signale la présence d’un ganglion profond appartenant au groupe buccinateur et situé sous la muqueuse; J. Ferier parle d’une malade qui présentait dans l'épaisseur des joues en arrière et au-dessous des commissures, un gonflement dur légèrement douloureux de la grosseur et de la forme d’une amande: cette nodosité soulevait la muqueuse qui était dure et congestionnée ; Lebedinsky signale aussi un cas d’adénite d'un ganglion profond.

CONNEXIONS AVEC LES LYMPHATIQUES. — Les lymphatiques de la joue forment un réseau des plus riches, s’anastomosant de telle sorte que tous les territoires jugal, palpébral, auriculaire communiquent entre eux. Les lymphatiques venus des téguments des

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