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inflammatoires et surtout à des lésions gingivo-dentaires.

ADÉNITES AIGUES D'ORIGINE DENTAIRE. — Beaucoup d'auteurs sont actuellement d'accord sur l'origine gingivo-dentaire des adénites sous maxillaires. De même pour les adénites géniennes si on recherche soigneusement leur cause initiale, si on explore attentivement la cavité buccale, il est facile de constater que ces adénites sont dues dans la majorité des cas à des lésions profondes de la région gingivo-dentaire.

Le rôle de ces lésions est mentionné depuis longtemps. Pollosson attire l'attention sur ce point etreconnaît pour point de départ de d’adénite buccale commissurale une lésion dentaire du maxillaire supérieure. «Cette variété (il s'agit des adénites sous-maxillaires) ainsi que l’explique Gosselin dans ses leçons, répond presque toujours à des lésions dentaires dé la mâchoire inférieure, le plus ordinairement ce sont les ganglious de la loge sous-maxillaire qui sont pris, quelquefois ce sont les ganglions médians ou sous hoydiens quand les incisives inférieures sont malades. Plus rarement dans

les affections des dents de la mâchoire supérieure, il’

se développe une adénite parotidienne, il existe encore une localisation ganglionnaire que je vous signale en passant. Sur le trajet de l’artère faciale et le bord antérieur du muscle masseter se trouve un ganglion dont la pathologie serait à faire, ce ganglion est parfois le siège d'un adéno-phlegmon d’origine dentaire ».

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Tillaux signale l'influence des lésions dentaires dans les adénites du groupe maxillaire. :

Partsa attire l'attention sur l’origine dentaire des adénites géniennes, il fait intervenir surtout les lésions de la mâchoire supérieure. Cependant on voit dans plusieurs observations de Lebedinsky l'inflammation des ganglions géniens situés sur la face externe du maxillaire correspondre à une lésion gingivo-dentaire de la mâchoire inférieure.

Quelle est la nature de cette lésion gingivo-dentaire ? C’est une lésion profonde atteignant le ligament, il est en effet rare de voir l’adénite génienne avec une bouche bien tenue, alors même qu’elle présenterait des lésions minimes. La bouche contribue, dans une large part, par son degré de malpropreté et son mauvais entretien, à l’envahissement ultérieur des ganglions buccaux. C’est, en effet, un excellent milieu de culture où pullulent tous les germes (nous n’entrerous pas ici dans l’étude du polymicrobisme buccal) qui trouvent dans une lésion quelconque une large porte d'entrée laissant une voie libre à l’infection. |

Ou bien c’est une dent atteinte de carie pénétrante dont la pulpe est en putréfaction, ou bien c'est une dent morte qui laisse pénétrer les germes jusqu’au périoste, d’où l'infection gagne le ganglion. Les chicots nombreux en voie d'élimination, déchaussés, envahis par le pus et l'infection, une racine infectée recouverte par la gencive, les gencives rouges, tuméfiées, repoussées par le tartre, des racines déchaussées constituent une porte ouverte à l'infection. D’autres fois, c’est une

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ulcération de la muqueuse causée par une dent cariée.

Une extraction pénible n’a pas besoin d’être malpropre pour déterminer une adénite. Le traumatisme agit par les solutions de continuité créées dans les téguments, qui ouvrent la porte aux microbes ; en formant des cavités anfractueuses où les germes prospèrent dans le sang et la sérosité épanchée, les éléments anatomiques irrités mal nourris n'ont qu'une existence précaire, la résistance des ‘tissus se trouve amoindrie.

Montès signale aussi la pyorrhée comme cause d’adénite; on peut, en effet, supposer que dans ce cas l’infection s'étend aux ganglions, mais pas plus dans sa thèse que dans les autres ouvrages nous n'avons trouvé d'observation d’adénite consécutive à la pyorrhée. Il est aussi permis de supposer que les accidents des dents de sagesse retentiraient sur les ganglions faciaux.

En résumé, la lésion de la dent est la cause primordiale de l'affection : dans la majorité des cas il s’agit d'une lésion profonde de la gencive ou du périoste alvéolodentaire. L'infection du ligament semble être la cause nécessaire de l’adénite ; nous savons, en eflet, que la plupart des auteurs s'accordent pour nier l'existence des lÿmpathiques dans la pulpe dentaire, et bien que la circulation Iympathique du ligament soit contestée par plusieurs auteurs, elle est généralement admise; Black, Gegenbaur décrivent ces lympathiques, allant se rendre aux ganglions les plus voisins.

ADÉNITES TRAUMATIQUES. — Il existe aussi des adénites, beaucoup plus rares il est vrai, ayant pour cause des lésions des lèvres, du nez, des paupières. Tout agent septique agissant sur une plaie de ces territoires, toute affection inflammatoire qui aura atteint les affluents lymphatiques de la face, pourra manifester sa présence par un retentissement ganglionnaire, mais dans ce cas aussi ce n'est pas une lésion surperficielle mais une affection grave qui provoque l’adénite, Lenorcy signale un cas d’adénite consécutive à l'impatigo de la face. Lehedinsky rapporte une observation d’adénite ayant succédé à une plaie de la commissure

labiale.

ADÉNITES DANS LES MALADIES INFECTIEUSES. — Dans - l’érysipèle, l'adénite est rare. Vigier signale un cas de ganglion sous-orbitaire en rapport avec un érysipèle de l’angle interne de l'œil. Le ganglion, sensible à la pression, avait le volume d’un pois et sa disparition suivitde près la guérison de l’érysipèle.

Thévenot cite un cas d’adénite diphtéritique. 11 existait une adénite génienne et une adénite sous-maxillaire du côté de l’amygdale envahie. Les injections de sérum antidiphtérique firent disparaître les ganglions.

L'adénite ourlienne serait plus fréquente. Catrin fait, en 1893, une communication à la Société médicale des hôpitaux sur l’adénite de Poncet dans les oreillons. Vigier en rapporte également un cas. L'adénite a une marche aiguë et se termine rapidement par résolution.

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