‹ Des Adénites GéniennesChapitre 13 sur 35 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

L’adénite génienne ne se‘traduit pas par de volumineuses tumeurs et ne forme jamais ces chaînes et ces amas bosselés qui se retrouvent si souvent à la région maxillaire et au cou, elle ne provoque pas ordinairement de traînées de lymphangite.

L'adénite génienne reste petite, elle ne dépasse guère le volume d’une noisette ou d’une noix avec des caractères de consistance et de mobilité variables d’ailleurs suivant sa nature et son degré d'évolution. Pour rechercher ces ganglions le palper extérieur est insuffisant, l'on aura toujours soin d’explorer la joue suivant son épaisseur, une main en dehors et les doigts de l’autre, main en dedans sur la muqueuse; on peut alors saisir entre les doigts extérieurs et intérieurs une tuméfaction bien limitée.

Divisons ces adénites en aiguës et chroniques, ces dernières compreunent l'adénite chronique simple, l’'adénite tuberculeuse ; à ces deux formes se rattachent l’adénite syphilitique et l’adénopathie cancéreuse.

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ADÉNITES AIGUES

L’adénite aiguë peut, suivant son degré et son évolution, se présenter sous deux formes. C’est l’adénite simple, inflammation d’un ganglion lymphatique; si l’infection continue à agir, la suppuration s'établit, le pus se collecte, c’est l’adénophlegmon. |

ADÉNITE AIGUE. — L'adénite débute, quelle que soit son origine, par une légère douleur, par de la gêne fonctionnelle, les mouvements sont d’abord fatigants, puis limités, le malade évite de parler, de mastiquer ; il sé rend compte que l'obstacle aux mouvements étendus d’écartement est le fait de la douleur et de la tension des téguments de la joue, qui paraît lourde, épaisse. La tuméfaction est cependant circonscrite et permet de distinguer un corps résistant, qui n’est autre que le ganglion dur, arrondi, mobile sous le doigt. La peau est normale, sans coloration rouge, sans adhérence. Souvent ce début est marqué par une fluxion dentaire interne, souvent des douleurs de dents violentes commencent la série, suivies de périostites ou d'un abcès alvéolaire avec retentissement sur toute la joue. La fluxion ne serait même, pour beaucoup d'auteurs, qu'un adénophlegmon avorté.

A ce moment l’adénite peut encore se résorber, le ganglion simplement enflammé revenir à son état nor:

mal, mais abandonnée à elle-même, elle évolue vers la suppuration.

ADÉNOPHLEGMON. — Quelle que soit la cause de l’adénophlegmon, son évolution est semblable, si ce n’est que la suppuration apparaît moins vite dans l’adénophlegmon d'origine dentaire.

L’adénite aiguë s'accompagne, quand elle suppure, d'un vaste œdème. L’inflammation s'étend, la joue augmente de volume, on ne sent plus le ganglion, mais une masse unique bosselée ferme résistante. La tumeur est le siège de douleurs pongitives, lancinantes, de battements, la température locale paraît élevée. Le masseter est contracturé, le malade a de la peine à ouvrir la bouche. La peau, qui avait conservé sa coloration normale, devient rouge violet, on voit à la surface de la tumeur des arborisations veineuses, bientôt sous la peau la fluctuation apparaît.

Thevenot donne de l’adénophlegmon la description suivante :

« Bientôt l’aspect est caractéristique, la bouche est entrouverte, laisse la salive s’écouler au dehors. Les lèvres sont tuméfiées et infiltrées jusqu’à la ligne médiane. En arrière la peau est rouge et tendue ; la tuméfaction est surtout accentuée au niveau d’une ligne qui continuerait en dehors de la fente buccale : en bas elle s'étend jusqu'au bord inférieur du maxillaire, en haut elle remonte juusqu'à la paupière inférieure. Toute la région est chaude, douloureuse. Le masseter par sa contracture empêche les mouvements de mastication et

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