HI SYMPTÔMES INTESTINAUX
Ils sont de divers ordres et nous allons les analyser en étudiant d'abord les douleurs légères, les troubles Passagers des fonctions digestives, pour arriver, par une sorte de crescendo, à montrer les manifestations des cas les plus graves, dans
lesquels il y à obstacle complet au cours des matières.
nu
Tout d'abord, indiquons le cas de Churchill (1), où des adhé-
rences intestinales, même étendues, ne donnaient lieu à aucun phénomène douloureux ni à aucun trouble.
« Une femme de 23 ans portait, au côté gauche, une tumeur » du volume d’une tête d’adulte, mobile et donnant un son mat
» à la percussion; aucun trouble. Diagnostic : tumeur de » l'ovaire. On opère ; on trouve l'épiploon épaissi (1 cent. 112) ;
» masse d'intestins adhérents entre eux. On rompt les adhé-
» rences, on suture l'abdomen. Guérison opératoire et dispari- » tion de la tumeur ».
Cependant la règle est qu’un tissu de néo-formation, anor-
mai, pathologique, par le fait qu'il unit des surfaces éloignées l’une de l’autre, par le fait qu’il détruit les rapports normaux,
est une cause de gêne, une cause de douleurs. D'où l’on comprend quelle est la nature des sensations douloureuses suivant la sensibilité du tissu sur lequel s'implante l'adhérence, suivant la région où elle s’insère. … ee Après les opérations gynécologiques, les observations que nous avons recueillies en font foi, les adhérences les plus communes sont celles qui vont du pédicule des organes génitaux excisés à l'intestin. Or, l'intestin est un organe qui, sous une influence d’irritation quelconque, est tout disposé à réagir en provoquant des réflexes douloureux, réflexes s’irradiant dans la cavité abdominale, réflexes non localisés. De là, ces douleurs vagues qui rendent aux malades la vie insupportable. Mais souvent, à ce degré, il n'existe qu'une adhérence étendue, mince, qui, exagérant le nervosisme de l’opérée, trompe le chirurgien sur la conduite à tenir. 11 faut se garder d'intervenir de suite ; car, sait-on si l’on a affaire à une adhérence, ou
bien si la douleur n’est pas due à une autre cause ? M. le pro-
(1) Churchill.— Traité des maladies des femmes, in Nicaise, loc. cit.