CHAPITRE VE TRAITEMENT
PROPHYLAXIE. — RELAPAROTOMIE
ob
Nous avons montré au chapitre I, en traitant de la patho-
génie, l'importance prépondérante de la prophylaxie dans ë toute opération de laparotomie au point de vue. de la forma-
tion des adhérences post-opératoires.
Il importe de même, lorsque celles-ci sont constituées avec tous leurs symptômes, non seulement de les traiter, mais de prévenir leur nouvelle formation, car ces tissus, une fois exci- ne sés, ne demandent qu’à se développer à nouveau après une :
première intervention. Nous allons réunir les différentes idées des auteurs et donner les conseils qu'ils indiquent sur la conduite à tenir pendant la laparotomie pour FRpRQAte cette complication de se produire.
Tout d'abord, on s’efforcera d'éviter L contact prolongé de
l'air par l'emploi méthodique de compresses- éponges. L'in-
testin sera l'objet des précautions les plus grandes. L'excision des adhérences se fera autant que possible au thermo-
cautère, suivant le conseil de Kelterborn (1), qui, dans son
travai! sur le «Mode de formation des adhérences péritonéales
(1) Kelterborn, — Centralb. f. gynæk. 1890.
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après la laparotomie », à constaté bar des expériences sur les
AP lapins et les chiens, qu’ après l'application de pointes de feu
sur le foie, l'estomac et l'intestin, la cicatrice était lisse, qu'il.
‘ di Un y avait pas d'adhérences. Îlen conclut, pars suite, que l'emploi
- du thermo-cautère dans la libération des adhérences est le meilleur moyen pour éviter leur reproduction. Cette reproduction. dépend en somme de ce que, après la libération des adhérences, deux surfaces plus ou moins cruentées se trouvent en présence : c’est donc en supprimant ces surfaces cruentées que l’on évitera le plus sûrement les adhérences possibles ultérieures. à Lt
Au point de vue de on chimique, on se gardera d'employer des substances antiseptiques fortes qui favorisent l’exsudat inflammatoire.
On assécher a le péritoine, on surveillera ses ligatures et quant
à l'hémostase, on la fera aussi parfaite que possible.
Que si, dans le cours de l'opération, il est impossible d’em-
“ pècher qu'une poche de pus se rompe dans la cavité abdomi- nale. on évacuera ce pus par des lavages à l'eau bouillie salée | me
chaude, et on placera un Mikülics modifié dans le cul-de-sac de Douglas. Ce ne sera pas le sac de gaze classique, car il favorise le développement des adhérences, et M. le professeur Forgue (l) dit à ce propos : « Nous avons substitué au Mikülicz
» typique le simple placement de lanières de gaze : dans le
» cas de ruptures d’adhérences étendues et saignantes ; de » déchirure ou de perte de substance du péritoine. Nous » reprochons au Miküliez type la compression que parfois il » exerce sur les anses intestinales au point d'y gêner la circula- » tion des gazet des matières; et nous pensons avec Condamin, » qu’à la menace de phénomènes d'occlusion, il faut enlever ,
(1) Forgue et Reclus.— Traité de Thérap. chirurg., 2 éditioh, 1898,