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La séreuse réagit avec une grande sensibilité à toutes les causes d'irritation et ce fait doit être pris en considération dans les laparotomies : non seulement, les antiseptiques doivent être bannis de la chirurgie abdominale, mais on doit, en outre, éviter 11e contact prolongé de l'air et se servir de compresses 1mb1- | bées dé la solution dite physiologique de chlorure de sodium. — Ce rôle de substitution de l’asepsie à l antisepsie en chirurgie abdominale est un fait acquis, et il nous semble que l'on ne peut mieux qu'ici entrevoir la complexité des causes présidant à la formation d’adhérences et allant jusqu'à l’obstruction intestinale. En effet, si l'asepsie sans antiSepsie Sup. prime ou tout au moins diminue la production d'adhérences, l'obstruction intestinale qui reconnait les brides et les tractus | : pour cause première dans la plus grande majorité des ças, doit se manifester moins fréquemment. Or, la. statistique de Noltschini (1); dans son remarquable mémoire présenté au 12° Congrès des Sciences médicales à Moscou sur « la Laparo- : lomie secondaire chez la lemme », montre qu'il n’en est rien, D et nous voyons parmi ses ou
1° Les complications dans lesquelles la laparotomie secondaire a été faite el se fait présentement sont: l'iléus, l'hémorragie interne consécutive, la compression des uretères et la péritonite généralisée ;
2 Si l'étiologie des trois dernières affections est suffisam- À ment élucidée, celle de la formation des adhérences et de leur | résultat définitif — |’ sie — n'a pas été e expliquée expérimen- | talement;
‘2 3° La substifülion de la méthode aseptique à l'antiseptique n'a pas diminué le nombre des cas d’iléus..
Les adhérences post-opératoires viennent souvent de la
$ ; (4) Noltschini. — Annales de gynécologie, 1897.
reformation d’adbérences anciennes, anté-opératoires, si l’on peut ainsi dire, qui ont été provoquées par des traitements
intempestifs, et cette idée exprimée dans l'American text book
of gynecolo;y, page 428, tendrait à montrer l'effet nuisible du traitement électrique. « C’est une opinion fort répandue parmi les gynécologues américains que l'électricité appliquée aux myomes utérins provoque souvent des adhérences. [ n’est pas nécessaire pour cela, qu’elle ail déterminé des accidents péritoniliques nets. Quoi qu'il en soit, à cause de ces adhérences, les chirurgiens redoutent les libromes qui ont été longtemps Soumis aux Courants continus. » !
Après les opérations gynécologiques, ce qui est le plus fréquent, c'est l'adhérence du pédicule de l'organe excisé au péritoine ; aussi, nous nous attacherons plus loin à
montrer quel est le moyen qui peut les écarter et quel est sa
valeur. RE Malgré toutes les précautions, comme le disent Labadie- Lagrave et Legueu (1), les adhérences post-opératoires sont, dans certains cas, inévitables : une surface adhérente a été dissociée et cruentée, les adhérences sont à peu près falalés à ce niveau et il en résultera dans l'avenir des phénomènes douloureux persistants et même des troubles fonctionnels.
(4) Labadie-Lagrave et Legueu. — 7Jraité médico-chirurgical de gynécologie, 1898.
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