‹ Des affections blennorrhagiquesChapitre 10 sur 25 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

avez écoulement de pus et même douleur en urinant, s’il existe des ulcérations au limbe du prépuce. La difficulté ne sera levée que dans le cas où l’ouverture préputiale sera encore assez large pour que, une fois bien essuyée, on puisse s’assurer par la pression si l’écoulement sort de l’urèllire.

Voilà pour le diagnostic absolu de la blennorrhagie.

Mais y a-t-il des caractères qui permettent de dire : Lelle blennorrhagie est due aux flueurs blanches, telle autre au cathétérisme, telle autre à un coït impur? Les renseignements fournis par les malades et l’examen des femmes avec lesquelles ils ont eu des rapports peuvent éclairer jusqu’à un cerlain point, mais les symptômes eux-mêmes sont complètement insuffisants ; et, quand une blennorrhagie est arrivée à son maximum, qu’elle soit contagieuse ou non, les symptômes sont absolument semblables (inflammation, douleur, écoulement), et il est impossible de savoir quelle est la cause qui l’a produite, si elle est simple, ou si elle est due à un virus particulier.

Nous avons vu que les granulations que M. Thirv assigne aux blennorrhagies facilement contagieuses, n’ont pas la valeur qu’il leur a donnée, et que du reste on ne peut pas toujours les constater. En admettant qu’elles existent, ce serait tout simplement le fait de la chronicité, absolument comme on l’observe dans quelques inflammations chroniques des muqueuses.

BE LA BLENNORRHAGIE CHEZ l’hOMME.

Mais voici une question autrement importante; je veux parler du diagnostic du chancre uréthral d’avec la chaudepisse. Il présente quelquefois des difficultés.

Quand on a affaire à un chancre uréthral seul, sans complication de chaudepisse, le diagnostic est encore possible : vous aurez pour vous guider un pus sanieux, rouillé, mêlé de sang, et une douleur fixe, occupant toujours le même point du canal.

Mais si le chancre existe en même temps qu’une chaudepisse, le problème devient complexe. Vous aurez bien encore ici du pus sanieux, avec quelques filets de sang; mais d’abord ces signes seront plus difficiles à déterminer, le pus blennorrhagique se mélangeant à celui du chancre et le masquant ; ensuite ces signes eux-mêmes ont peu de valeur, la blennorrhagie simple pouvant les présenter même sans grande intensité inflammatoire. Que faire alors? Les caractères suivants vous tireront d’embarras.

Pour le chancre mou comme pour le chancre induré , la douleur sera surtout vive en un point du canal .

Si c’est un chancre mou , l’inoculation sera positive; l’engorgement ganglionnaire sera plus douloureux, plus vif, plus persistant que dans la chaudepisse, et si le bubon suppure, il pourra s’inoculer.

Si c’est un chancre induré, vous le sentirez sous le canal de l’urèthre, aussi bien que vous le reconnaissez à

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