SYMPTÔMES
la dernière est. exagérée. Les glandes de Littré ne sont guère prises que dans ces écoulements chroniques, où l’on voit l’inflammation trouver un refuge au fond des cryptes uréthraux.
Quant à la prostate et aux glandes séminales et même aux glandes de Cooper, ce n’est qu’à titre de complication que leur inflammation doit être indiquée dans l’histoire de la blennorrhagie.
Le siège de celle-ci est ordinairement dans la partie la plus superficielle de la muqueuse uréthrale ; l’inflammation blennorrhagique aiguë n’occupe donc par conséquent que les orifices des follicules contenus dans son épaisseur et quelquefois seulement leurs culs-de-sac. Cette inflammation commence par la fosse naviculaire, gagne ensuite la partie moyenne du canal, et enfin atteint l’extrémité postérieure. Telle est l’expression exacte des faits et ce qu’il est permis à tout bon observateur de constater nettement.
Symptômes. — Je le dis tout d’abord, je n’admets pas d’incubation. Aussitôt après le coït suspect, l’infection commence ; seulement au début, les symptômes en sont si légers qu’ils passent inaperçus, ci ce n’est que du troisième au quatrième jour qu’ils deviennent assez marqués pour attirer l’attention. Dans les cas d’apparition tardive de l’écoulement et avant que le malade éprouve quoi que ce soit dans l’urèthre, il n’est pas
DE LA BLENNORRHAGIE CHEZ l’hOMME.
rare de voir les ganglions inguinaux se gonfler et devenir douloureux. Cela ne démontre-t-il pas qu’il y avait déjà dans la muqueuse du canal un' travail morbide qui n’a pu être constaté, et ce début ne donne-t-il pas l’explication de ces blennorrhagies qui ne se seraient déclarées qu’après quinze, vingt jours, et même plus, après le coït?
11 semble que l’irritation encore insuffisante pour se manifesterpardesphénomènesextérieursestnéanmoinsassez prononcée pouragir sur lesganglions en relation avec elle.
En général, les phénomènes, sensibles du côté du canal, n’apparaissent que vers le troisième jour. Il n’est cependant pas extrêmement rare de voir une chaudepisse biennettement établie le lendemain de la contagion.
Quoi qu’il en soit, voici comment la maladie s’annonce dans la grande majorité des cas : Un léger chatouillement, une démangeaison, ou quelques picotements se font sentir au bout delà verge; la miction n’est pas encore douloureuse, mais bientôt le passage de l’urine amène une légère cuisson. Le pourtour du méat est un peu rouge; en l’entr’ouvrant, on voit que les deux lèvres sont collées par une humeur grisâtre ou blanchâtre un peu gluante. Peu après, l’extrémité de la verge devient lourde, il y a de la tension et de la chaleur dans le gland, la douleur en urinant est plus viveetl’écoulement augmente.
La chaudepisse est déclarée.
A partir de ce moment, tous les symptômes prennent rapidement une plus grande intensité. Le gland se tend