‹ Des Affections des Voies LacrymalesChapitre 32 sur 38 · A. — ACTION CHIMIQUE · texte numérisé non relu

A. — ACTION CHIMIQUE

- A letat normal, les larmes sont excessivement peu alcalines. Galezowski a constaté : 1° que, sur les malades dont l'état lacrymal était compliqué d’une aflection oculaire, les larmes présentaient un degré d’alcalinité très marqué; 2° que l'intensité de l’inflammation oculaire était en raison directe du degré d’alcalinité des larmes; 3° que, dans les cas d’épiphora simple, l'alcalinité, quoique moindre que dans les complications, était encore plus marquée qu’à l’état normal; 4° que Palcalinité, diminuant avec le rétablissement du cours des larmes, reparaissait s’il se produisait un nouveau rétrécissement; 5° que, dans les conjonctivites simples sans rétrécissement, les larmes sont plus alcalines qu’à l’état normal.

Cette alcalinité est due, dans les cas de rétrécissement, au séjour prolongé des larmes entre le globe de l'œil et la paupière ; dans le cas de conjonctivite sans rétrécissement, à une hypersécrélion lacrymale. Dans aucun cas, l’alcalinité ne paraît être produite par les inflammations de la conjonctive (Galezowski, cité par Ferrand).

Par quel mécanisme les larmes produisent-elles linflammation des membranes oculaires ? Galezowski admet que les larmes alcalines dissolvent les matières grasses sécrétées par les glandes de Meibomius et en font un savon qui irrite l'œil.

Dransart fait judicieusement remarquer qu'ayant suivi les expériences sur lesquelles est basée cette théorie, il n’est nullement convaincu. La réaction du papier tournesol indique bien l’alcalinité des larmes, mais ce réactif est incapable de permettre d'apprécier le degré d’alcalinité des larmes; plus le papier sera mouillé, plus les larmes paraîtront alcalines, et les conclusions de Galezowski ne pourront être acceptées que lorsqu'elles auront été vérifiées avec des moyens d'analyse plus exacts.

ou

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