‹ Des affections nerveuses syphilitiquesChapitre 19 sur 61 · I MODE DE PRODUCTION DE CES NÉVRALGIES · texte numérisé non relu

I MODE DE PRODUCTION DE CES NÉVRALGIES

j nous permet pas d’adopter l’opinion de M. Notta i sur la rétraction qui serait déterminée par un rac- ( courcissement du muscle, et principalement de sa (J partie tendineuse (1).

! Les ganglions lymphatiques engorgés par la diathèse I syphilitique pervertissent les fonctions des branches ) nerveuses avec lesquelles ils ont si fréquemment des C connexions anatomiques, et donnent ainsi lieu, soit à J des paralysies, soit seulement à des névralgies, selon le J degré de leur volume et la disposition des tissus qui les ] environnent. Ils produisent, en effet, plus ou moins de à désordres selon le degré de résistance qu’opposent à r leur développement les parties circonvoisines. Un [ ganglion, par exemple, lors même qu’il n’aurait qu’un

> petit volume, produirait une grande perversion dans les fonctions d’un nerf s’il Siégeait dans un conduit

!. osseux traversé par ce dernier.

I L’iritis syphilitique détermine presque toujours des } douleurs névralgiques dans quelques branches de la i cinquième paire, le plus souvent dans les branches 1 frontales, sus-orbitaires et temporales. Ces douleurs » peuvent être expliquées par l’invocation d’une action î reflexe; en effet, l’iris reçoit ses nerfs sensitifs de la \ cinquième paire par le ganglion ophthalmique. La j douleur locale de l’œil est ainsi réfléchie sur les autres i branches du nerf trijumeau; de là, les névralgies siér géant dans les diverses régions que nous avons énua mérées (voir les observations).

Symptômes. — On verra, en lisant nos faits, que les 1 diverses névralgies syphilitiques que nous avons obser-

> vées ont été presque identiques, quant à leurs symp-

(1) Archives générales de médedne. Paris, 1856.

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lômes, aux névralgies vulgaires, c’est-à-dire aux névral- . gies de cause non spécifique.

Ainsi, il existe des points douloureux à la pression, ou points névralgiques, comme les appelle Valleix; le prévertébral et le présternal pour les névralgies intercostales, etc. ; c’est ce que la lecture de nos observa- il tiens fera suffisamment ressortir. Parfois aussi l’bypé- ! resthésie s’étend sur une plus grande surface et même sur la presque totalité de la région occupée par le nerf malade. Enfin, ces douleurs peuvent se diviser en deux classes : les unes continues augmentent par la pression et le mouvement; les autres instantanées et lancinantes parcourent le tronc nerveux, de manière que le malade peut indiquer du doigtle trajet du cordon douloureux.

L’accomplissement des fonctions qui exigent la contraction des muscles én rapport avec les nerfs malades exaspère la douleur ; l’acte de la respiration, par exemple, pour les névralgies intercostales. Lorsque le nerf de la cinquième paire est le siège de la névralgie, les diverses sécrétions auxquelles il préside se trouvent consécutivement influencées ; exemple : la sécrétion des larmes, du mucus nasal, de la salive. Le contact des substances dont- la température est élevée augmente habituellement l’intensité des douleurs ; c’est ce qu’on voit dans plusieurs de nos observations. Néanmoins, l’eau froide déterminait, chez le malade de l’observation VI II, une sensation extrêmement douloureuse.

Ce n’est pas toujours pendant la nuit, comme on le prétend généralement, que ces douleurs syphilitiques J atteignent leur summum d’intensité. Cette remarque ressortira de quelques-unes des observations insérées à la fin de cet article.

Cependant les malades qui font le sujet de la plupart

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