TARALYSIE DU MOUVEMENT
tous les symptômes. Il nous fut impossible de revoir la ma- I acle depuis.
Réflexions. — La syphilis datait chez celte femme de quinze mois au moins, lorsqu’elle a eu la paralysie de la moitié du corps. Celte malade resta sous l’influence de la ^ syphilis et vierge de tout traitement pendant près de huit mois. C’est à cette époque qu’elle entra à Lourcine, dans le service deM. le professeur Jarjavay, pour une paralysie faciale. Aucune tumeur apparente ne comprimait le nerf facial. Le chef de service avait attribué la paralysie faciale à une tumeur syphilitique de l’encéphale.
Le traitement mercuriel ayant dissipé toutes les manifestations extérieures de la vérole, en même temps qu’il guérit la paralysie, ce résultat confirma pleinement le i diagnostic posé à Lourcine. Mais l’interruption prématurée des spécifiques permit à la syphilis, demeurée à : l’état latent, d’amener plus tard de nouveaux accidents, , au nombre desquels il faut placer l’hémiplégie.
Il est donc rationnel d’admettre, dans le cas présent, , l’existence d’une tumeur qui, considérablement réduite ; sous l’influence des antisyphilitiques administrés à Lour- cine, augmenta plus tard de volume et atteignit des di- rnensions beaucoup plus grandes que la première fois ; témoin l’extension de la paralysie à toute la moitié du i corps, tandis qu’elle était primitivement limitée à la face. î 11 faut admettre nécessairement que celte tumeur avait i. augmenté de volume pour qu’elle ait pu déterminer une f paralysie bien plus étendue que celle qui existait au i mois d’avril 1858.
Celte manière de voir trouve enfin un argument puis- i sant dans les résultats obtenus de nouveau, chez cette malade, par les antidotes de la diathèse syphilitique.
OBSERVATIONS
Observation XX^ IIF. Hémiplégie. — Syphilis antèt'ieure',
pei'iostose mdstoidienne , phenomenes pavcilytigues du meiTibT'e
pelvien droit, puis de toute la moitié droite du corps.