G DE L AMAUROSE ET DE L AMBLYOPIE
confuse; le brouillard existe toujours, quoique peu épais, autour des objets qu’il regarde. Toutes les manifestations syphilitiques ayant disparu depuis longtemps, le traitement antisypbililique est suspendu.
Réflexions. — Celle observation renferme plus d’un enseignement. Elle nous apprend qu’il ne faut pas accorder à l’oplilhalmoscope plus de confiance qu’il n’en mérite. Ainsi, quoique nous ayons constaté chez ce malade une atrophie des papilles optiques, affection réputée incurable , il y a eu amélioration de la vue , sans que l’ophthalmoscope nous ait montré une modification dans i l’altération du fond de l’œil. Ce malade a dû avoir d’au- i très lésions que son atrophie papillaire, sans quoi l’a- i mendement remarquable qu’il a éprouvé serait incom- i préhensible. Mais, dans ce cas même, l’ophthalmoscope a son utilité, en ce sens qu’il nous montre une lésion qui ne permettra jamais à l’œil de recouvrer son état physio- i logique. En tenant compte de la filiation des manifesta- i lions constitutionnelles chez ce malade et de l’apparition des troubles de la vue conjointement avec les accidents ! diathésiques, il est impossible de ne pas rattacher l’a- i maurose à la syphilis. Les résultats obtenus par le traitement antisyplîilitique tendent à confirmer ce diagnostic.
M. Graefe signale aussi l’atrophie de la papille du nerf optique, comme pouvant être la conséquence de la sy- j philis constitutionnelle. Tout en reconnaissant la rareté ! de ces cas, le même auteur déclare n’avoir rien découvert par l’ophthalmoscope, dans certaines amauroses sy- | philitiques. Il regarde l’atrophie de la papille optique comme une affection tout à fait incurable. [Deulsche | Klinik, 1852, n“ 21.) il