‹ Des affections nerveuses syphilitiquesChapitre 41 sur 61 · RIE · texte numérisé non relu

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aménoiT.hée de trois mois, pour un serrement de poitrine et pour des palpitations qui avaient sensiblement diminué après une éruption apparue sur les cuisses, il découvrit de l’ecthyma syphilitique sur les jambes, et des plaques cuivrées sur les cuisses, les bras et la poitrine. Éclairé sur la nature de la maladie, il ordonna des bains de sublimé et du sirop de Cuisinier additionné. M... marcha vite vers la guérison; les règles revinrent, et la malade fut définitivement débarrassée de tous les phénomènes nerveux signalés (1).

Réflexions. — L’observation de cette malade ressemble sous plusieurs rapports à celle des n°' LXXVIII et LXXIX. La syphilis constitutionnelle avait déterminé des phénomènes nerveux hystériques, ainsi que la description des accès le fait facilement reconnaître; jamais, avant cette époque, elle n’avait rien éprouvé de semblable, et après plusieurs traitements infructueux, le mercure seul parvint à tout dissiper.

Cette femme était hystérique, pourra-t-on dire, parce qu’il y avait chez elle un état chloro-anémique, ce qui est prouvé par l’aménorrhée, par les divers troubles gastriques, etc.

Le mercure, répondrons-nous, qui a combattu avec succès tous les phénomènes morbides, n’a aucune prise contre la chloro-anémie dont il favorise au contraire le développement et perpétue l’existence, en liquéfiant et en appauvrissant le sang de plus en plus. Ce médicament héroïque n’agit que contre la diathèse syphilitique. Si donc les accidents nerveux, éclatant pour la première fois conjointementaved’apparition de lavérole, disparaissent sousl’influence des spécifiques dont l’action sur la chlorose estnuisible, force est d’admettre que c’est bien la diathèse syphilitique qui les a provoqués et entretenus.

(1) Baumès, Précis historique et pratique sur les m'iladies réucrienues, 1''“ partie, p. 141.

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