‹ Des affections nerveuses syphilitiquesChapitre 5 sur 61 · XV · texte numérisé non relu

XV

ce qu’il ne nous est pas donné d’apprécier d’avance, elle peut continuer sa marche progressive, malgré l’intervention du traitement le plus méthodique. C’est là surtout le triste privilège de certaines organisations délabrées ou de quelques constitutions scrofuleuses. Mais ce qui est bien plus commun, c’est de voir la diathèse déterminer un nombre plus ou moins considérable de récidives, qu’on a en vain essayé de prévenir par les moyens réputés infaillibles. Dans ces derniers cas, la médication dissipe bien, momentanément, les manifestations syphilitiques, mais elle n’empêche pas la diathèse de subsister à l’état occulte et sous forme de puissance.

Chez la plupart de nos malades le traitement le mieux dirigé n’est point parvenu à les mettre à l’abri d’accidents ultérieurs. Des doses même considérables de mercure et 'd’iodure de potassium, administrées selon les meilleurs préceptes, ne firent souvent que dissiper les accidents, pendant un laps de temps plus ou moins prolongé ; mais elles n’ont point réussi à débarrasser définitivement l’organisme de la diathèse, qui trahit de temps à autre sa présence par de nouveaux symptômes. Cette observation clinique a fait dire à certains auteurs qu’une fois acquise la diathèse syphilitique ne s’éteint jamais.

On voit, par ce qui précède , que nous avons tâché de tirer parti de tous les enseignements que nous a fournis l’observation des malades, et que nous avons été conduit à parler, quoique incidemment, de la prophylaxie des accidents que la syphilis peut déterminer, en affectant profondément le système encéphalo-rachidien ; en un mot, nous avons agité, en passant, l’importante question de la curabilité de la diathèse.

l’RÉFAüE.

Le plan que nous nous sommes tracé dans ce travail est le suivant :

Avant d’aborder l’iiistoire des maladies nerveuses syphilitiques, nous avons dû justifier l’acception que nous avons donnée aux mots affeclions nerveuses.

2“ Dans un chapitre spécial nous avons ébauché, à grands traits, l’histoire de la diathèse syphilitique, qui forme une partie intégrale de la question mise au concours; il nous a semblé que, si les observations sont fout à fait nulles, au point de vue de la question proposée par l’Académie, toutes les fois que la diathèse syphilitique n’existe pas, il faut savoir nécessairement à quels caractères nous pouvons découvrir cet état constitutionnel, qui détermine des effets variables, selon la date de l’infection, le siège de la manifestation, et principalement d’après l’individualité du malade.

3“ Après avoir défini les deux termes de notre problème, nous avons consacré à l’anatomie pathologique uu article dont l’étendue est en rapport avec l’importance du sujet.

4” Pour faciliter la description des maladies nerveuses syphilitiques, on pourrait les diviser en trois classes, renfermant chacune des affections qui se ressemblent sous plusieurs points de vue:

A. Affeclions nerveuses dépendant d’un trouble de la rnotilitéi

B. Affeclions nerveuses consistant dans la perversion ou l’abolition de la sensibilité générale j ou d’une sensibililé spéciale.

(>. Alleclions nerveuses consistant dans une perlurbalion des facultés intellectuelles.

(.ependanl un certain nombre de maladies nerveuses ne peuvent figurer dans cette classification physiologique.

PRÉFACE

leurs symptômes ne dénotant, d’une manière exclusive, ni un trouble de la sensibilité, ni un désordre de la motilité. Nous nous sommes donc vu dans la nécessité de réunir dans un même chapitre plusieurs maladies dissemblables, que nous désignons sous le nom de Névroses. Nous avons groupé sous ce titre l’hystérie, l’épilepsie, la chorée, l’asthme, si tant est qu’il existe comme entité morbide, et l’aliénation mentale. D’ailleurs, en acceptant cette classification, nous avons imité la plupart des auteurs qui se sont occupés de l’étude des affections nerveuses.

Dans les cas mixtes, lorsqu’à un trouble de la sensibilité se joignait un désordre de la motilité, ou bien lorsque le système nerveux était affecté simultanément comme appareil sensitivo-moteur et comme centre des facultés intellectuelles, dans ces cas complexes, il nous a semblé rationnel de classer l’observation d’après l’élément morbide prédominant, en faisant toutefois ressortir les autres phénomènes présentés par le malade.

A la fin de chaque classe morbide, nous avons inséré quelques-uns des faits qui nous ont servi à l’établir et à la décrire. Toutes ces observations sont suivies des réflexions que leur élude nous a suggérées.

Bien que nous ayons été assez heureux pour voir par nous-même des exemples du plus grand nombre des affections nerveuses que la syphilis peut produire, nous n’avons pas manqué de citer d’une manière succincte les cas analogues insérés dans les auteurs qui se sont occupés de la syphilis ou des affections nerveuses ; mais nous nous sommes bien gardé, encore une fois, de rapporter les observations incomplètes, dans lesquelles il n’est point établi d’une manière incontestable que la syphilis ait joué le rôle essentiel qu’on a voulu lui prêter.

Enfin des articles spéciaux sont consacrés au diagnos-

PRÉFACE

tic, au pronostic et à la thérapie des alïeclions nerveuses dues à la diathèse syphilitique.

En soumettant notre travail à l’appréciation bienveillante de nos confrères, nous croyons devoir déclarer, qu’à part quelques additions, ce livre est la reproduction, soigneusement i-evLie, du mémoire soumis par nousau jugement de l’Académie de médecine.

Janvier 1S62.

li K U A T A.

Pngell, ligne 10, au lieu de: chez l’immense majorité des individus, Afes . dans l’immense majorité.

Page 17, ligne ‘24, au lieu de : d’un tic douloureux, lisez:iie tic douloureux.

Page 27, ligne 5, au lieu de: le corps est grêle et peu développé, enfin, lisez: ....développé. Enfin.

Page :ii, ligne 7, au lieu de : la diathèse perdant en quelque sorte de sa forme, lisez : de sa force.

Page 32, ligne 8, au lieu de : En effet, si dans l’observation qui précède, le dernier enfant ne venait révéler par des preuves..., lisez : En effet, si, dans l'observation qui précède, le dernier enfant ne venait révéler par des preuves...

Page 40, ligne 14, au lieu de : appuyée, que nous sachions, sur des recherches, lisez : par des recherches.

Page 41, ligne 3, au lieu de : sans les soutenir par les faits, lisez : par des faits.

Page 4S, ligne 2, au lieu de : plusieurs cas d’épilepsies, lisez : d’épilepsie.

Page 51, ligne 13, au lieu de : Abercrombie, lisez : (Abercrombie... vingtquatre heures de la vie).

Page 51, ligne 28, au lieu de : sans plus de danger pour les uns que les autres, lisez : sans plus de danger les uns que les autres.

Page 5G, ligne 9, au lieu de : outre des accidents secondaires cutanés, lisez : outre les accidents....

Page 5G, ligne 1 1, aw lieu de : les vaisseaux et le cercle choroidien, lisez : les vaisseaux et le cercle choroïdiens.

Page 61, ligne iG, au lieu de : que celle-ci exerce, lisez : a exercée.

Page 64, ligne 2i, au lieu de : l’idée du squirre, lisez : l’idée de squirre.

Page 67, ligne 4, au lieu de : jusqu’à la partie moyenne, lisez : à la partie moyenne.

Page 77, ligne 1 , au lieu de : d'exophthalmie causée, lisez : de l’exophthalmie.

Page 85, ligne. 24, au lieu de : Voir l’article Hystérie et Chorée, lisez : Voir les articles Hystérie et Chorée.

Page 96, ligne 20, au lieu de : décubilus droit ; lisez : décubitus droit,...

Page 97, ligne 11, au lieu de : quitte, lisez : quitta.

Page 97, ligne 17, au lieu de : de ces accidents, lisez : des accidents.

Page 105, ligne 1, au lieu de : desquammation, lisez: desquamation-

Page 112, ligne 3i, au lieu de : de quelques-unes des observations, lisez : de la lecture de quelques-unes....

Page 125, ligne 17, au lieu de : garder sa chambre, lisez : la chambre.

Page 135, ligne 35, au lieu de : les exacerbations nocturnes, sont, lisez : les exacerbations nocturnes sont,...

Page 186, ligne 29, au lieu de : les auteurs anglais qui en parlent, n’ont, lisez : les auteurs anglais qui en parlent n’ont.

Page 227, ligne 5, au lieu de : prédisposante, lisez : prédisposant.

Page 248, ligne 34, au lieu de : out, lisez : tout.

Page 279, ligne 2, au lieu de: en serait, lisez: serait.

Page 337, ligne 1 1, au lieu de : soit affecté, lisez : fût affecté.

Page 354, ligne 7, au lieu de : les auteurs mêmes, lisez : les auteurs même.

Page 382, ligne 24, au lieu de : dessinées, lisez : dessinés.

Page 383, ligne 8, au lieu de : que la diathèse, lisez : lorsque la diathèse.

Page 387, ligne 3, au lieu de : le plus prononcée, lisez : la plus prononcée.

Page 439, ligne 22, au lieu de : tremblements chroniques, lisez : tremblements cloniques.

Page 4G8, ligne 27, au lieu de: gangrené, lisez : gangrenée.

Page 479, ligne 5, au lieu de : ceux-ci mêmes, lisez : ceux-ci même.

Page 493, ligne 32, «« lieu de : fait penser au chef de service à une tumeur^ lisez : fait admettre au chef de service l'existence d’une tumeur.

Page 506, ligne I, au lieu de : violentes, lisez : violents.

Page 553, ligue 30, au lieu de : puisque nous sommes convenu, lisez : puisqu’il est convenu.

Page 1