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CHAPITRE II

Dü PRONOSTIC DES AFFECTIONS NERVEUSES DUES A LA DIATHÈSE SÏPIIILITIQDE.

Le pronostic des affections nerveuses que la syphilis peut déterminer constitue un problème complexe qu’on peut dissocier en plusieurs éléments :

Les affections nerveuses syphilitiques ynérissentelles toujours ?

2“ A quels signes peut-on reconnaître qu elles marchent dans la voie de la guérison ?

3“ Laissent-elles des infirmités à leur suite?

Ont-elles delà tendance à récidiver?

Les affections du système nerveux que la syphilis occasionne ne sont pas toujours curables. Il y en a même qui poursuivent leur marche fatale , malgré le traitement le plus régulier et le plus rationnellement institué, dès le début de la diathèse. Plusieurs de nos malades nous présentent des exemples de ces cas rares, mais réels, dans lesquels on constate l’aggravation progressive delà syphilis, malgré ses antidotes. Néanmoins, la vérole est une des affections les plus facilement curables du cadre nosologique. 11 serait même à désirer que la thérapeutique pût agir avec autant d’efficacité sur la plupart des maladies qui affligent l’espèce humaine.

En mettant de côté les exceptions dont nous venons

PHÜ^’OST^C DES AFFECTIONS NEUVEUSES, ETC. 56!l

de parler, lorsqu’il s’agi l de prévoir, autant qu’il nous est donné de le faire, quelle sera la marche probable de l’affection, il faut tenir compte de plusieurs circonstances ([ue nous allons indiquer rapidement.

Toutes choses égales d’ailleurs, l’affection est d’autant plus difficile à combattre qu’elle est plus ancienne, qu’elle a récidivé un plus grand nombre de fois, et qu’elle est consécutive à la syphilis héréditaire.

Lorsqu’il faudra émettre une opinion , relativement à la marche ultérieure de l’affection nerveuse syphilitique, on devra tenir compte de son siège.

Les maladies nerveuses générales, telles que les convulsions, les accidents hystériques, les phénomènes nerveux diathésiques, etc., disparaissent facilement sous l’influence du mercure, parfois même sans traitement aucun et d’une manière toute spontanée. Nous dirions volontiers que les affections nerveuses sans lésion, dont nous^ avons cité des exemples, nous paraissent devoir être plus bénignes que celles qui sont consécutives à une lésion matérielle qui entrave les fonctions d’un organe. Cependant ce n’est là qu’une hypothèse; et n’oublions pas que quelques-uns de nos malades ont succombé aux atfections constituées uniquement par des troubles dynamiques, malgré la bénignité qu’on serait porté à leur accorder.

La structure de l’organe atteint sera prise en considération, lorsqu’il s’agira d’exprimer un avis sur la marche de la syphilis nerveuse. En effet, l’encéphale peut facilement s’enflammer autour des tumeurs syphilitiques qui le compriment, et la mort résulter ainsi d’une manière incidente de cette inflammation secondaire.

La rétine, dans sa délicate texture, peut éprouver, par suite d’une affection syphilitique de vieille date, des

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